Le croque-notes de François Simon. Aujourd'hui, la Tour à Sancerre
Notre cher steward, au fil des années, est devenu un véritable épicurien. Lors de notre rencontre sur la belle Nouvelle Place de Sancerre, il m'a entraîné vers une vitrine pas comme les autres. Malgré notre retard, il semblait impatient de me montrer une adresse précieuse : la pâtisserie Croquets de Sancerre dirigée par Sylvie et Dominique Pinard. Loin des gâteaux industriels, cet endroit met à l'honneur les véritables trésors artisanaux. "Regarde cette tourte de pommes de terre, ces croquets aux amandes… et même les fameux chicots de sorcières!", s'exclamait-il, les yeux pétillants de bonheur. Mais quel était le but de notre visite au restaurant La Tour à Sancerre ? Le steward a toujours une intention cachée.
Originaire de Bourgogne, il affectionne particulièrement ces établissements étoilés éparpillés à travers la France, véritables bastions de gastronomie en dehors des grandes villes. Dans ces lieux, tout est une question de passion et de dévouement. En apercevant la moto de notre ami au dehors, j'ai compris son choix : après une heure de magnifiques routes de Puisaye — la région de Colette —, nous étions enfin arrivés à Sancerre.
Les débuts de nos repas sont toujours marqués par une certaine appréhension, car le steward a parfois une fâcheuse tendance à recommander des adresses charmantes mais vieillissantes. Cependant, cette fois-ci, quelle surprise ! Ici, la décoration est épurée, sobre, agrémentée de délicates orchidées, d'une musique jazzy et d'un beurre de maître Bordier à tomber par terre. Lite de la Tour, 31, Nouvelle Place, 18 300 Sancerre. Tél.: 02 48 54 00 81.
Le service est rapide, professionnel et plein d'attention. C'est dans l'assiette que se joue la véritable expérience. Bien qu'un menu à 25 euros soit proposé, j'ai préféré parcourir la carte et choisir une crème d'asperges avec mousse de lait au jambon de pays, suivie d'un pigeonneau rôti de Sologne, accompagné de fenouil, pistache et verdure. Un plat divin, savamment caramélisé et équilibré. Un régal, qui ne demandait qu'une touche finale douce et apaisante. Le dessert fut une crème de fraises, sublimée par des biscuits chocolatés. L'addition se clôtura avec un vin de Sancerre, le Monts Damnés 2009 d'Henri Bourgeois, à un prix très raisonnable de 39,50 €.







