Alors que les aliments ultra-transformés sont souvent pointés du doigt par les experts en nutrition, le professeur Giles Yeo, généticien à l'Université de Cambridge, adopte une perspective nuancée. Il affirme que ces produits ne sont pas forcément aussi nocifs qu'on le pense.
Actuellement, les aliments ultra-transformés représentent environ un tiers de notre apport calorique quotidien, selon l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Ces produits sont souvent associés à un risque accru de troubles métaboliques, tels que le surpoids, l'obésité et le diabète, ainsi qu'à des problèmes de santé mentale comme des symptômes dépressifs.
Les spécificités des aliments ultra-transformés
Mais que représente réellement un aliment ultra-transformé ? En général, il s'agit de tout aliment emballé dans du plastique et contenant des ingrédients que l'on ne trouve pas habituellement chez soi. Ces produits sont souvent chargés de sucres, degras et de sel ajoutés, tout en étant pauvres en nutriments essentiels.
Cependant, le professeur Yeo met en garde contre une condamnation trop hâtive de tous ces aliments. "Le terme 'aliments ultra-transformés' est trop large et inclut des produits qui n'ont pas besoin d'être évités totalement," précise-t-il. Par exemple, un yaourt nature avec un peu de confiture est considéré comme ultra-transformé, alors qu'il est moins nocif qu'une barre chocolatée industrielle.
Une vision plus nuancée des produits du quotidien
Yeo mentionne également le pain de supermarché, souvent critiqué pour sa composition, mais qui, selon lui, reste composé de farine, de sel, de levure et d'eau, et n'est probablement pas aussi dangereux que certains l'affirment.
Tout en reconnaissant que la modération est clé, il conclut : "Nous devons manger moins d'aliments ultra-transformés, mais sans diaboliser tous les produits. Un équilibre alimentaire reste essentiel".







