Alors que les aéroports américains subissent les effets paralysants d'un « shut down », les compagnies aériennes commencent à se rebeller. Delta Air Lines, l'une des plus grandes compagnies du pays, a décidé de geler certains de ses avantages pour les membres du Congrès, leur refusant des services tels que les escortes prioritaires et les bagagistes.
Face à une situation où le financement du Département de la Sécurité intérieure est suspendu en raison de tensions entre démocrates et républicains au Congrès, Delta a clairement exprimé qu'aucun budget ne justifie des faveurs. Les parlementaires et leurs équipes seront désormais traités comme n'importe quel autre passager, selon leur statut SkyMiles.
Des milliers d'Américains au chômage technique
Depuis le 14 février, la suspension du financement pour la Sécurité intérieure a engendré un chômage technique pour des milliers de fonctionnaires. Beaucoup d'autres, considérés comme essentiels, continuent de travailler sans être rémunérés. C'est notamment le cas des agents de l'Agence de sécurité des transports (TSA) qui effectuent des contrôles de sécurité dans les aéroports, mais qui, depuis le 13 mars, rencontrent des difficultés à maintenir leur activité, entraînant des taux d'absentéisme élevés.
Ces retards se traduisent par de longues files d'attente dans de nombreux aéroports, obligeant certains passagers à rater leurs vols ou à perdre patience. Delta souligne que les perturbations causées par la paralysie gouvernementale compliquent le bon déroulement de ses opérations, rendant la prise en charge des passagers de plus en plus difficile.
« En raison de l'impact significatif de cette période de stagnation budgétaire sur nos ressources, nous devons suspendre temporairement tous les services spéciaux à destination des membres du Congrès volant avec nous », a précisé Delta à l'AFP. Cette indicible pression sur les infrastructures aéroports, déjà en crise selon plusieurs experts du secteur des transports, n'est pas sans rappeler l'importance cruciale d'une gouvernance stable et d'un financement adéquat. Notre dossier Etats-Unis







