La décision du nouveau maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, de désarmer sa police municipale en supprimant les lanceurs de balles de défense (LBD), suscite un vif débat. En réponse, Éric Ciotti, le maire UDR de Nice, a affirmé sa disposition à « accueillir les agents de Saint-Denis », dénonçant ce qu'il qualifie de « décision irresponsable ». Sur les réseaux sociaux, il a exprimé : « La police municipale de Nice a besoin de renforts. Nous serons fiers d’accueillir les agents de Saint-Denis menacés par cette décision », soulignant ainsi le fait qu'une telle mesure pourrait avoir des répercussions négatives sur la sécurité locale.
Bally Bagayoko justifie son choix, rapporté par France Info, en affirmant que les LBD sont « très peu contrôlables ». Selon lui, ce désarmement s’inscrit dans une démarche progressive et ne concerne pas, pour l’instant, les armes à feu. Cependant, certaines organisations syndicales de police redoutent un exode des agents de Saint-Denis face à une telle réorganisation. La commune affiche un taux de criminalité de 106,2 pour 1 000 habitants, bien supérieur à la moyenne nationale, ce qui renforce les inquiétudes.
À Nice, Éric Ciotti défend une politique sécuritaire claire, prônant un renforcement des effectifs policiers. Dans son programme, il propose notamment de doubler le nombre d'agents sur le terrain et d'ériger un centre éducatif fermé pour les mineurs délinquants. Ces approches diamétralement opposées soulignent des visions divergentes de la sécurité locale. Selon un sondage récent réalisé par CSA pour CNEWS, 69 % des Français s'opposent à l'idée de désarmer la police municipale.
Ce débat s'inscrit dans un contexte de tensions croissantes concernant la sécurité publique en France, exacerbées par des décisions politiques qui révèlent des clivages significatifs entre les différentes administrations municipales.







