Ensemble, vers une nouvelle ère
Au lendemain de sa victoire électorale, Bertrand Malquier, le nouveau maire de Narbonne, a accepté d'échanger avec L’Indépendant dans son bureau à l’hôtel de ville. Le 23 mars, ce dernier a gardé son calme, savourant une victoire éclatante avec 59,16 % des voix. Fidèle à ses habitudes, il a poursuivi son programme de rencontres citoyennes, échangeant avec une vingtaine de familles locales. Évoquant les mots d’Antoine Saint-Exupéry, il souligne : "L’impossible recule toujours quand on marche vers lui".
Une campagne centrée sur les citoyens
Dans une interview franche, Malquier reconnait qu’il ne s’attendait pas à de tels résultats. "J’avais envisagé entre 35 % et 45 % au premier tour. Nous voulions sortir des sentiers battus et engager un dialogue avec tous les Narbonnais", explique-t-il. "Mon but était de démocratiser l’élection grâce à un programme clair, sans promesses irréalistes". Ce pratique de la politique locale résulte d’un travail préalablement concerté, incluant des rencontres de porte-à-porte. "Nous avons formé une équipe formidable, soudée et active durant plusieurs mois", se réjouit-il.
Considérer l'abstention
Alors que 48 % des électeurs se sont abstenus lors du second tour, il évoque cette question avec sérieux : "Je m’engage à être le maire de tous les Narbonnais. Les raisons de l'abstention sont multiples, incluant un manque d'inscriptions sur les listes". Bien que cette abstention soit un sujet de préoccupation, il insiste sur l'importance de rassembler tous les citoyens autour d’un projet commun.
Une vision pour l'avenir
Interrogé sur les défis à venir, il souligne l’importance de travailler avec toutes les tendances politiques. "Je trouve essentiel d’encourager le débat constructif, car cela respecte l’héritage démocratique de notre ville. Les critiques infondées ne servent ni le dialogue ni la prospérité de Narbonne."
Adresse aux défis contemporains
Concernant des sujets brûlants comme le logement et la lutte contre les déjections canines, Malquier est ambitieux. "Nous allons mettre en place des mesures concrètes, notamment un chèque énergie local pour les foyers modestes. La sécurité dans nos rues va également être renforcée avec l’ajout de caméras."
Il aborde le chômage avec pragmatisme : "Nous allons travailler pour créer 300 emplois chaque année, en soutenant nos entreprises locales comme la start-up Photomaton, qui a vu le jour ici à Narbonne". Il évoque également un projet en cours sur le pôle d'échange multimodal de la gare, un élément central de l'avenir de la ville.
Conclusion : un état d'esprit positif
Dans un climat de renouveau, Malquier conclut : "C’est un bonheur d’être à la tête de cette ville. Je suis à un moment de ma vie où je souhaite vraiment donner du sens, et cela passe par le service aux autres".







