L'eurodéputé Raphaël Glucksmann, figure montante du paysage politique français, a récemment lancé un cri d'alarme concernant le réseau social TikTok. Le 27 mai, il a affirmé que cette plateforme représente une "menace" pour la démocratie en France, et a exprimé son souhait de "bannir" l'application, plaidant pour une "déclaration de souveraineté numérique européenne".
Dans une intervention marquante sur le plateau de l'émission Quotidien, Glucksmann a expliqué : "Ces algorithmes annulent tout ce que fait l'école républicaine, cherchant à émanciper les jeunes esprits. Au lieu de cela, TikTok enferme dans un cadre de préjugés." Cette déclaration reflète une inquiétude croissante parmi certains politiciens et responsables éducatifs face à l'influence des grandes plateformes numériques sur les jeunes.
"La lutte contre le capitalisme le plus dangereux passe par la régulation de ces géants technologiques. La France ne doit pas être asservie par les puissances économiques de Silicon Valley ou le Parti communiste chinois," a-t-il insisté.
Outre sa critique de TikTok, Glucksmann a exprimé son intention de ne pas utiliser cette plateforme pour sa campagne, s'il venait à se déclarer candidat à la présidentielle de 2027. "Je ne vais pas, comme certains, danser sur TikTok tout en prônant une réglementation stricte pour protéger notre démocratie," a-t-il ironisé. Son aversion pour TikTok semble être partagée par un nombre croissant de citoyens, qui, selon lui, en ont assez des "produits de communication vides" qui dominent la scène politique actuelle.
Les sondages récents, tels ceux réalisés par Elabe pour BFMTV, montrent que Glucksmann, bien qu'éloigné des positions des leaders historiques de la gauche, pourrait rassembler un socle électoral respectif, se plaçant à 10,5% au premier tour, un chiffre qui pourrait lui permettre de capter une part non négligeable de l'électorat.
Dans ce contexte préélectoral, Glucksmann et d'autres voix au sein de la gauche commencent à faire écho à une conception d'une politique non façonnée par les tendances de communication des réseaux sociaux, mais par des engagements authentiques envers les citoyens. "Nous avons besoin d'un président de la République, pas d'un influenceur à l'Élysée," a-t-il conclu, soulevant une question cruciale sur l'avenir de la politique et son rapport à l'ère numérique.







