Édouard Philippe a réaffirmé ce jeudi 28 mai qu'il n'hésiterait pas à poursuivre sa campagne présidentielle 2027, même si des poursuites judiciaires devaient être engagées contre lui. L'ancien Premier ministre, actuellement maire du Havre, est sous enquête pour des accusations graves. Il a déclaré : "Aucune décision non définitive de justice ne m'empêchera d'être candidat à l'élection présidentielle", lors d'une interview accordée à France Inter.
"Je suis innocent, et je me tiendrai à la disposition de la justice pour répondre à toutes les questions", a-t-il ajouté.
Les accusations à son encontre, qui incluent détournement de fonds publics et prise illégale d'intérêts, concernent un marché entre la mairie et une association, selon des sources judiciaires. Une lanceuse d'alerte a dénoncé ces faits en septembre 2023, conduisant à une enquête du Parquet national financier. Des perquisitions ont eu lieu en avril 2024, et une plainte a été déposée en juin 2025.
Une campagne à son rythme
Malgré les critiques sur son style de campagne moins remuant que celui de son concurrent Gabriel Attal, Philippe défend un travail méticuleux. "La campagne va durer onze mois, donc il est essentiel de gérer cela à mon rythme", a-t-il déclaré, confiant en sa stratégie.
Déterminé, il souhaite s'adresser aux Français à travers divers formats, en précisant : "Je vais la mener à fond, sans pression de mes amis ou enrichissements politiques." Répondant à Gérald Darmanin, qui l'exhorte à montrer son désir d'accéder à la présidence, il a réaffirmé qu'il était "extrêmement motivé".
Dans le cas où il serait élu, Philippe propose des référendums sur des sujets cruciaux tels que la règle d'or budgétaire et les retraites, permettant ainsi aux électeurs de gauche de se prononcer sur ces questions.
Les analystes politiques et commentateurs s'interrogent sur la manière dont cette situation pourrait évoluer, notamment avec l'émergence de nouvelles alliances et la dynamique changeante des électorats.







