Avec son allure délicate et son port étalé, le pommier à fleurs, introduit en 1862, pourrait avoir des origines japonaises, possiblement en tant qu'hybride du pommier Totingo (Malus sieboldii), très prisé au Japon.
Contrairement au pommier à fruits (Malus communis) qui vise la production alimentaire, le pommier à fleurs (Malus floribunda) séduit exclusivement par son aspect ornemental. À la fin avril ou début mai, il se couvre de fleurs simples à cinq pétales, créant un spectacle enchanteur.
Les boutons floraux, d'un carmin profond, évoluent vers un rose tendre avant de s'épanouir totalement en blanc, atteignant jusqu'à 3 cm de diamètre.
Le feuillage, luxurieux et dense, se développe au même moment que les fleurs, mettant en valeur les nuances vives des pétales sur le fond vert foncé des feuilles caduques, elliptiques et incisées, mesurant entre 4 et 8 cm de long.
Autofertile, le pommier à fleurs n'exige pas la présence d'un autre pommier pour fructifier. Après la floraison, les fruits décoratifs, d'un diamètre de quelques centimètres, se teintent de jaune, orange ou rouge en septembre jusqu'à décembre, et peuvent persister tout l'hiver, bien qu'ils soient immangeables à l'état frais.
Parmi les deux espèces les plus prolifiques de pommiers à fleurs, Malus floribunda ne peut rivaliser avec la splendeur des cerisiers, mais il présente de nombreuses qualités appréciables. Sa capacité d'adaptation est remarquable, et il se montre particulièrement résistant aux températures allant jusqu'à -25°C.
- Famille : Rosacées
- Type : arbre ornemental
- Origine : Japon
- Couleur : fleurs roses à blanches
- Semis : oui
- Bouture : non
- Plantation : octobre à mars
- Floraison : avril-mai
- Hauteur : jusqu'à 10 m
Conditions de culture idéales
Le pommier du Japon prospère au soleil, bien qu'il tolère la mi-ombre, dans un sol fertile, léger, riche, frais et bien drainé.
Semis, greffage et plantation
Les semis se font au printemps, en pépinière ou en pleine terre, après une stratification hivernale des graines. Les greffes en écusson sont réalisées de juillet à août sur des porte-greffes francs, et la plantation s'effectue de l'automne jusqu'en mars, à l'abri des gelées.
Conseils d'entretien
Lors de la plantation, tuteurez le pommier et créez une cuvette pour faciliter l'arrosage, particulièrement durant les deux premières années. Pensez à pailler le sol pour conserver la fraîcheur. Au printemps, nourrissez-le avec du compost et des algues.
Contrairement au pommier à fruits, celui d'ornement requiert peu de taille, si ce n'est l'entretien de base à la fin de l'hiver pour éliminer les branches mortes et conserver une silhouette harmonieuse.
Résistances aux maladies
Bien que le pommier à fleurs soit plus résistant aux maladies que le pommier à fruits, il reste vulnérable à certaines infections comme l'oïdium, le chancre bactérien ou le pourridié.
Emplacement et associations
Ce magnifique arbre trouve sa place en isolé, en haie d’arbustes fleuris, ou encore en bac sur un balcon ou une terrasse, et peut également être cultivé en bonsaï.
Variétés recommandées
On recense plusieurs espèces de pommiers à fleurs, dont plusieurs cultivars remarquables : ‘Aldenhamensis’ aux fleurs rouge foncé avec un feuillage pourpre, ‘Everest’ créé par l’INRA avec des fleurs blanches et un feuillage doré, ‘Golden Hornet’ avec des fleurs blanches et une production abondante de fruits jaune orangé, et ‘Red Sentinel’, compact avec des fleurs blanches et des fruits rouge vif. Pour les espaces restreints, ‘Pom Zai’ est une variété naine (1,5 m) parfaite pour les bacs, avec des fleurs roses virant au blanc et des fruits orange.
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