Dans un contexte où les prix des carburants continuent de grimper, plusieurs organisations de transporteurs, incluant l’Organisation des Transporteurs Routiers Européens (OTRE), se mobilisent cette semaine en Limousin. A l'invitation de l’OTRE Dordogne-Limousin, les chauffeurs ont été appelés à réduire leur vitesse à 50 km/h sur les routes principales. L’objectif de cette action, organisée ce mardi, est de faire entendre leurs revendications face à la crise énergétique exacerbée par la guerre au Moyen-Orient.
Comme l’a souligné Pascale Faure, Secrétaire générale de l’OTRE Dordogne-Limousin, cette opération vise « tous les types de transporteurs, que ce soit de marchandises, de voyageurs ou les ambulanciers ». Pour Faure, cette mesure est une manière de montrer qu’avec l’augmentation des coûts de l’essence, les transporteurs doivent également s’adapter en réduisant leurs dépenses.
« C'est une façon de démontrer que, le carburant étant cher, on est obligés nous aussi de faire attention », a-t-elle déclaré. Cependant, elle critique l’aide exceptionnelle récemment évoquée par le gouvernement, la jugeant trop limitée et manque de clarté. Pour elle, la survie des entreprises est en jeu : « Certaines ont déjà commencé à arrêter des véhicules, d’autres peinent à faire le plein de leurs réservoirs », a-t-elle fait remarquer.
L’OTRE préconise ainsi la mise en place d’une aide forfaitaire par véhicule, sans envisager une forme de sauvetage permanent. « On ne demande pas qu'on nous perfuse, on demande juste une aide parce qu’aujourd’hui c’est vraiment plus tenable pour les entreprises », a insisté Faure. Si aucune action concrète n’est entreprise, elle prévient que de nombreuses entreprises françaises pourraient faire faillite, ouvrant la voie à une domination accrue des acteurs étrangers sur le marché.
Cette mobilisation s’inscrit dans une problématique plus large que celle des seules entreprises de transport, touchées par la hausse des coûts engendrée par les conflits internationaux et les fluctuations des marchés. Les experts s’accordent à dire que des interventions rapides et claires sont nécessaires pour préserver le tissu économique local. Un point de vue partagé par de nombreux acteurs de l’industrie, qui appellent à une réponse gouvernementale imminente.







