Le candidat Horizons à la présidentielle, Édouard Philippe, a défendu lors d'une récente interview, la nécessité d'une immigration de travail "choisie et contrôlée". Il a aussi évoqué un encadrement du regroupement familial et une "normalisation" des relations avec l'Algérie.
Dans des propos relayés par Le Figaro, Philippe a souligné l'importance d'assumer notre besoin d'immigration, en précisant que la population active française est en déclin. Il a pris en exemple Giorgia Meloni, la présidente du conseil italien, qui a attribué 500.000 visas en réponse à ce défi.
Sur la question du regroupement familial, il a articulé la nécessité d'une "réserve d'interprétation" de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, qui garantit le respect de la vie privée et familiale. Il a ouvert la porte à une modification constitutionnelle pour réinterpréter cet article, sans entrer dans les détails de cette proposition.
Cette procédure permet aux étrangers vivant légalement en France depuis au moins 18 mois, ou 12 mois pour les Algériens, de faire venir leur famille, sous certaines conditions de logement et de ressources.
À propos des expulsions, Philippe a affirmé que la France rencontre un "problème de puissance" lorsqu'il s'agit de faire respecter les obligations de quitter le territoire français (OQTF). Il a plaidé pour une position renforcée dans les négociations internationales, en mettant l'accent sur l'importance d'une relation stabilisée avec l'Algérie, qui refuse souvent de reprendre ses ressortissants.
Philippe a déclaré : "Il n'y a aucune raison de laisser perdurer un état du droit qui suggérerait une relation spéciale avec l'Algérie." En termes de compétitivité politique, il se positionne en bonne posture pour le second tour de la présidentielle de 2027, selon une récente étude Odoxa-Mascaret, où il pourrait potentiellement affronter Jordan Bardella.







