Mardi, Téhéran s'est réveillé sous le choc après plusieurs explosions qui ont plongé une partie de la capitale iranienne dans l'obscurité. Cette situation intervient alors que les tensions entre l'Iran et les États-Unis continuent de monter, Donald Trump ayant exprimé des menaces contre les infrastructures énergétiques iraniennes si les pourparlers n'évoluent pas rapidement.
Selon l'agence Fars, de multiples explosions ont été rapportées, provoquant des pannes d'électricité dans divers secteurs. Tasnim a précisé que les détonations avaient eu lieu aussi bien à l'est qu'à l'ouest de la ville, avec des coupures d'énergie résolues par la suite.
Dans un contexte de tensions croissantes, l'armée israélienne a conseillé aux résidents de certaines zones de se mettre à l'abri en prévision d'éventuelles attaques visant des cibles militaires. Benjamin Netanyahu a, pour sa part, déclaré que l'armée avait déjà atteint plus de la moitié de ses objectifs militaires, tout en prédisant un possible effondrement du régime iranien de l'intérieur.
Dans une déclaration cinglante, Trump a menacé de frapper des sites stratégiques iraniens, notamment l'île de Kharg, cruciale pour le pétrole iranien, ainsi que des centrales électriques et des installations de dessalement. Il a également évoqué la possibilité d'une action terrestre pour contrôler ces infrastructures vitales.
En dépit de ces menaces, l'Iran a répliqué durant la nuit en lançant des missiles vers des cibles en Israël, exacerbé par la récente intensification des hostilités. Un journaliste de l'AFP a même rapporté avoir entendu au moins dix explosions au-dessus de Jérusalem, suite à une alerte missile.
Par ailleurs, une attaque iranienne a visé un pétrolier koweïtien à Dubaï, causant des dommages mais sans signaler de victimes. En Arabie Saoudite, huit missiles balistiques ont également été interceptés sans précision concernant leur provenance.
La situation au Moyen-Orient reste précaire. Abbas Araghchi, le chef de la diplomatie iranienne, a insisté sur le fait que les opérations iraniennes sont dirigées contre des forces qu'il considère comme des agresseurs. Il a plaidé pour un retrait des troupes américaines de la région.
Les marchés asiatiques ont montré un regain d'optimisme, influencés par des nouvelles récentes, avant de se stabiliser. Le prix du pétrole, quant à lui, demeure supérieur à 100 dollars le baril.
D'après le Wall Street Journal, Trump envisagerait de suspendre une partie de ses actions militaires, souhaitant résoudre la crise par la voie diplomatique. Toutefois, une commission parlementaire iranienne a approuvé un projet de loi imposant des droits de passage aux navires traversant le détroit d'Ormuz, excluant explicitement les États-Unis et Israël.
A l'échelle mondiale, l'ONU prévoit une réunion d'urgence après la mort tragique de trois Casques bleus en mission au Liban, ce qui souligne la gravité de la situation régionale.
Les récents affrontements, notamment ceux entre le Hezbollah et les forces israéliennes, continuent de causer de nombreux décès des deux côtés, aggravant le climat de violence et d'inquiétude dans toute la région.







