Agriculteurs à Aslonnes, David et Émilie Blot viennent d’installer un distributeur automatique de céréales en vrac pour volailles et oiseaux du ciel. Un moyen de diversifier leur activité et de valoriser leur production.
On pensait avoir tout vu en matière de distributeurs automatiques. Mais David et Émilie Blot ont réussi à innover. Depuis le 23 mai 2026, ce couple d’agriculteurs a mis en place un distributeur de céréales en vrac accessible 24 heures sur 24 à l'entrée de la pépinière Bourinet, à Aslonnes. L'emplacement est stratégique, situé à proximité de leur ferme, sur la D741 reliant Poitiers à Gençay.
Ce n’est pas la première fois que les gérants de la SARL Agri Olea, cultivant plus de 2 000 tonnes de céréales par an sur 480 hectares, diversifient leur activité. « Nous avons démarré en 2006 en transformant notre colza en huile. Et en 2015, nous avons transformé une partie de notre maïs en pop-corn », explique David Blot, installé avec son épouse en 1998.
Notre distributeur répond à une demande croissante
Engagé depuis 2016 dans l'agriculture de conservation des sols avec l'association Agrosol 86, l’exploitant a élargi son offre avec la vente de bottes de paille et de graines. « Nous avons beaucoup de demandes pour des mélanges de graines pour les oiseaux. Mais rester en vente directe pour de petites quantités n'était pas rentable », constate-t-il.
Pour répondre à cette demande, ils ont donc lancé un distributeur automatique : « Cela permet aux gens de venir quand ils veulent et de prendre la quantité qu’ils souhaitent. » Les clients choisissent sur un écran tactile entre deux mélanges : un pour les poules, composé de blé, d’orge, de maïs et de féveroles ; l'autre pour les oiseaux, incluant un mélange de céréales et des graines de tournesol. Les utilisateurs peuvent sélectionner une quantité allant de 1 à 40 kg, avec paiement par carte bancaire. À noter qu'ils doivent apporter un récipient pour récupérer leur commande.
« Nous avons eu quelques ventes dès le premier jour. C’est encourageant et cela valorise nos produits », se réjouit David. Malgré la conjoncture économique difficile, il maintient des prix compétitifs, entre 0,56 et 0,72 € le kilo. « Les prix dans les jardineries sont hallucinants. Notre approche, sans emballage, nous permet de rester attractifs », ajoute-t-il.
Un deuxième distributeur en préparation
David Blot envisage ainsi d'installer un second distributeur automatique près de Poitiers. Il prend en charge la fabrication et la programmation de cette nouvelle machine, ayant même reçu des demandes de collègues agriculteurs pour reproduire ce modèle. « Plusieurs d'entre eux m'ont demandé si je pouvais leur fabriquer un distributeur », conclut-il avec enthousiasme.







