Dans un retournement de situation surprenant, Donald Trump a annulé les frappes américaines qu'il avait initialement programmées contre l'Iran, tout en évoquant la possibilité d'une signature d'accord imminente. Ce revirement intervient dans un contexte marqué par une intensification des hostilités.
"Après avoir pris en compte que les discussions avec l'Iran ont reçu l'aval des plus hautes autorités de Téhéran, j'ai décidé d'annuler les frappes prévues pour ce soir", a relayé le président américain sur sa plateforme Truth Social.
Il a ajouté que les derniers détails avaient été validés par toutes les parties impliquées et que la date et le lieu de la signature seraient annoncés sous peu.
Cependant, l'agence iranienne Fars a rapporté qu'aucun texte d'accord préliminaire avec les États-Unis n'avait encore été approuvé, citant une source proche des négociations. Cette déclaration laisse planer une ombre sur l'optimisme affiché par Trump.
Avant ce changement de ton, le président avait dénoncé un Iran qu'il prévenait de frappes "extrêmement sévères", promettant de s'emparer de l'île de Kharg, une installation essentielle pour les exportations pétrolières de l'Iran.
Le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a mis en garde contre les "décisions impulsives" des États-Unis qui, selon lui, pourraient plonger le pays dans un conflit prolongé.
Le général Ali Abdollahi, chef des forces armées iraniennes, a également averti que de nouvelles attaques américaines pourraient entraîner une guerre "béton heureux". Trump a déjà promis un accord imminent avec l'Iran à de multiples reprises, mais cela n'a pas empêché les tensions de s'intensifier.
Les déclarations récentes de Trump ont conduit à un léger abaissement des prix du pétrole, le baril de Brent chutant de plus de 3,5 % pour s'établir en dessous de 90 dollars.
"Le fossé entre les deux pays est devenu trop profond pour espérer une solution diplomatique", a déclaré Majid, un pharmacien de Téhéran, affichant une perspective pessimiste.
Le cessez-le-feu au Moyen-Orient, instauré le 8 avril, a été respecté jusqu'à récemment, mais a connu un regain de violences avec des attaques de part et d'autre cette semaine, trois mois après le début des hostilités, a rapporté France 24.
Sur le terrain, l'armée américaine a visé des infrastructures militaires iraniennes, tout en signalant la blessure de plusieurs personnes au cours d'explosions sur des sites tels que Minab et Bandar Abbas.
Pour sa part, l'Iran a réagi en lançant des missiles vers une base américaine en Jordanie, mais tous ont été interceptés. Pendant ce temps, il a intensifié ses menaces contre les monarchies du Golfe.
La tension est montée dans le détroit d'Ormuz, un corridor vital pour le transport de pétrole, que l'Iran a décidé de fermer complètement en réaction au blocus imposé par les États-Unis sur ses ports.
Les États-Unis ont signifié leur intention de neutraliser les navires tentant de passer outre ce blocus. La veille, un navire a été attaqué, tuant trois marins indiens dans le processus.
Concernant le contexte libanais, l'Iran continue de promouvoir l'idée que toute résolution au conflit doit inclure le Liban, tandis qu'Israël a intensifié ses frappes sur ce territoire, provoquant un nombre considérable de pertes civiles.







