Dans une déclaration marquante, Donald Trump a annoncé que le détroit d'Ormuz serait "complètement ouvert" à partir de ce vendredi. Cette annonce intervient à l'approche de la signature d'un cadre d'accord entre les États-Unis et l'Iran, visant à mettre un terme à des années de conflit au Moyen-Orient.
"Des navires, y compris ceux transportant du pétrole, commencent déjà à quitter le détroit", s'est exclamé Trump sur sa plateforme, Truth Social, en ajoutant : "Navires, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots !" Selon des sources iraniennes, trois pétroliers et deux cargos ont déjà réussi à traverser la zone, qui était auparavant soumise à un blocus naval américain.
Un haut responsable américain a révélé que Trump, son vice-président JD Vance et le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, ont déjà signé électroniquement le cadre de l'accord. Cependant, le contenu de ce document demeure secret, laissant des zones d'ombre sur des divergences possibles entre les parties. Le Monde souligne que Trump a exprimé sa conviction que cet accord "apportera la paix dans la région".
Le texte, qui devrait être rendu public vendredi lors d'une cérémonie à Genève, marquera le début d'une période de soixante jours destinée à finaliser cet accord. En attendant, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a averti qu'il existe des engagements non tenus qui doivent être pris en compte. Il reste optimiste quant à la création d'opportunités économiques pour l'Iran via cet accord.
- **Un tournant décisif dans le conflit** -
Les premières informations sur l'accord proviennent principalement de la diplomatie iranienne, qui affirme qu'il conduit à "la fin immédiate et définitive de la guerre" sur plusieurs fronts, y compris au Liban. L'Iran semble également proposer un nouveau système de tarification pour les services offerts aux navires transitant par le détroit, évitant ainsi l'instauration d'un péage inacceptable pour les États-Unis.
Selon JD Vance, il est prévu que le passage du détroit soit réouvert sans péage sur le long terme. En retour, l'Iran aurait obtenu des engagements sur le déblocage de fonds gelés à l'étranger, mais Vance insiste sur le fait que "pas un seul dollar du contribuable américain" ne sera alloué.
L'accord stipule également que les États-Unis doivent garantir qu'Israël cesse ses hostilités au Liban. Bien que des affrontements entre Israël et le Hezbollah semblent avoir diminué, la tension demeure palpable.
Du côté israélien, Benjamin Netanyahu a qualifié l'accord d'échec, mais a affirmé que la guerre avait été cruciale pour éviter une menace nucléaire. En attendant, il prévoit de se présenter aux prochaines élections législatives malgré des critiques croissantes.
- **Les implications économiques** -
La promesse de mettre fin aux hostilités, déclenchées par des frappes américano-israéliennes, a entraîné une chute des prix du pétrole de près de 5% et ils se stabilisent progressivement.
Les habitants de la région réagissent de manière mitigée. "Le peuple iranien n'a rien gagné avec cet accord", déclare Arya, professeur à Téhéran, tandis qu'au Liban, certains sont prêts à envisager un retour, même dans des zones dévastées.
Les négociations qui s'annoncent porteront sur plusieurs thèmes clés, tels que la levée des sanctions et la reconstruction économique de l'Iran. Le Washington Post rapporte qu'une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies pourrait soutenir l'accord final.
Enfin, Trump a également mentionné la possibilité d'un moratoire de vingt ans sur l'enrichissement d'uranium, une question qui reste centrale dans les négociations. Les experts prévoient que les inspecteurs de l'AIEA seront sollicités pour aider à réduire le stock d'uranium hautement enrichi de l'Iran.







