Dans le but de stimuler sa production d'hydrocarbures, l'Irak a signé un partenariat avec Halliburton, un acteur clé dans l'industrie pétrolière mondiale. Cet accord, conclu par la compagnie d'État "Basra Oil Company", concerne les champs pétroliers de Bin Omar et Sinbad, situés dans la province de Bassorah, comme l’a annoncé le ministère du Pétrole dans un communiqué officiel.
Ce projet ambitieux de production vise à atteindre 150 000 barils supplémentaires par jour du champ Bin Omar et entre 80 000 et 100 000 barils du champ Sinbad d'ici les cinq prochaines années, a précisé Bassem Khodeir, ministre du Pétrole.
La décision de l'Irak s'inscrit dans un contexte où le pays, avec l'appui de l'Opep+, a récemment annoncé une augmentation de ses quotas de production. Cela vient à point nommé face à des indications positives sur la navigation dans le détroit d'Ormuz, un axe majeur pour le transport de pétrole. La situation actuelle bénéficie du soutien du nouveau gouvernement d'Ali al-Zaïdi, alors que l'économie irakienne reste largement dépendante des revenus pétroliers.
Avant la guerre au Moyen-Orient débutée fin février, l'Irak produisait environ 4 millions de barils par jour, avec des exportations moyennes de 3,5 millions de barils, principalement via le détroit d'Ormuz, qui reste un point névralgique pour un cinquième des échanges mondiaux de pétrole.
En invitant des investisseurs lors de visites à la Maison Blanche, Ali al-Zaïdi espère relancer les infrastructures irakiennes, gravement endommagées par des années de conflits, stade d'une économie dont 90% des recettes proviennent des exportations de pétrole.







