Alors que les opérations de secours internationales s'achèvent, le Venezuela fait face à une tragédie sans précédent. Le dernier bilan fait état de près de 3 000 morts et plus de 16 000 blessés à la suite des puissants séismes ayant secoué le pays le 24 juin. L'épicentre, situé à La Guaira, à environ quarante kilomètres de Caracas, a vu des immeubles s'effondrer, laissant un chemin de destructions et de chagrin.
Les équipes internationales, après des jours de recherche désespérée, commencent à se retirer, laissant la population dans l'incertitude. Francisco Sasquia, sauveteur bénévole, déclare : « On continue à travailler, à retrouver des corps. » Des engins lourds sont désormais utilisés pour localiser les victimes coincées sous les décombres dans les quartiers dévastés. Susana Graterol, habitante du quartier, renchérit : « Nous, les familles, avons besoin d’un point final. » Ses mots illustrent la détresse de ceux qui ont perdu des proches.
Le bilan officiel, fourni par le ministère vénézuélien des Communications, dénombre au moins 2 954 morts, mais l’ONU estime que le nombre de disparus pourrait atteindre les 50 000, une estimation alarmante qui reflète l’ampleur de cette catastrophe.
Les seismes, classés parmi les plus puissants enregistrés en Amérique Latine, se sont produits à 39 secondes d’intervalle, provoquant un choc psychologique et matériel considérable. À Caraballeda, des complexes résidentiels modernes ne sont plus que ruines. Celida Sequera, une volontaire, partage les mots de désespoir d'un ami qui a perdu sa femme et ses enfants : « C’est un film d’horreur, nous avons échappé à la guerre, mais pas à la nature. »
La coopération internationale a joué un rôle crucial, bien que tardif, pour venir en aide à des millions de personnes touchées. La présidente par intérim, Delcy Rodríguez, a rendu hommage aux secouristes de différents pays, affirmant : « Le peuple vénézuélien n’oubliera jamais ce geste. » Pourtant, elle est critiquée pour le manque de préparation et l’insuffisance des moyens déployés avant l’intervention internationale.
Avec plus de 16 000 personnes sans abri et près de 856 bâtiments endommagés, il reste un long chemin à parcourir pour reconstruire et panser ces blessures. Dans ce contexte, l’espoir d'une vie normale pour les rescapés demeure un défi colossal.







