Ce samedi, l’armée israélienne a déclaré avoir éliminé un combattant armé dans la zone qu'elle contrôle au sud du Liban, théâtre de tensions avec le Hezbollah. Dans un communiqué, l'armée a précisé que des soldats avaient détecté un "terroriste armé" dans la région de Majdal Zoun. Les troupes ont ensuite ouvert le feu après avoir exploré les lieux, sans confirmer à ce stade l'appartenance du suspect au Hezbollah.
Comme rapporté par l'agence ANI, un hélicoptère israélien a exécuté une opération de ratissement dans les environs de Majdal Zoun et aurait tiré cinq missiles vers le village. Bien qu'aucune victime n'ait été signalée immédiatement, une frappe israélienne dans le village de Mansouri a blessé une personne. Des tirs d'artillerie ont également été rapportés dans d'autres parties de la région.
La tension a considérablement augmenté depuis que le Hezbollah a lancé une attaque contre Israël le 2 mars, prétendant agir en représailles à la mort du guide suprême iranien, tué lors de frappes américano-israéliennes. Ce processus a entraîné une intensification des hostilités, avec des bombardements israéliens et des opérations terrestres en réponse. Malgré un fragile cessez-le-feu signé le 21 juin, l'armée israélienne a révélé son intention de maintenir une présence militaire dans la zone, pouvant atteindre dix kilomètres de la frontière israélienne.
Cette annonce fait partie d'une campagne plus vaste ; comme l’analyste militaire Alain Joxe l'explique, "Israël semble désormais déterminé à stabiliser sa frontière nord tout en préservant son image de puissance militaire dans la région". La situation demeure inquiétante, alors que les frappes ponctuelles continuent de se produire malgré les accords de paix récents.







