Des drones et missiles ukrainiens ont visé la Russie, samedi 7 juillet, en particulier la région de Saint-Pétersbourg, la 2e ville du pays. Kiev a par ailleurs démenti la prise de Kostyantynivka, dans le Donbass.
Une attaque massive de drones et missiles ukrainiens a ciblé la Russie durant la nuit de vendredi à samedi 4 juillet, avec un accent particulier sur Saint-Pétersbourg. Selon l'armée russe, 494 drones et 10 missiles longue portée ont été abattus, ainsi que 9 munitions de systèmes HIMARS, fournis par les États-Unis.
Les autorités russes rapportent qu'aucune victime ni dommage significatif n'ont été signalés suite à ces bombardements. Malgré cela, le ministère de la Défense a souligné que cette tentative d'endommager des infrastructures civiles ne pourrait rester sans réponse.
Une base navale touchée, selon Volodymyr Zelensky
Le gouverneur de Saint-Pétersbourg, Alexandre Beglov, a déclaré qu'environ 70 drones avaient été neutralisés au-dessus de la ville, un drone ayant touché un terminal pétrolier mais sans graves conséquences. Ces frappes ont causé la fermeture temporaire de trois aéroports dans le nord-ouest de la Russie, a rapporté l'agence russe de l'aviation civile.
Volodymyr Zelensky a affirmé que des infrastructures pétrolières, essentielles au financement de l'effort de guerre russe, avaient été impactées par les frappes : « Les forces de défense de l’Ukraine ont frappé des infrastructures pétrolières portuaires qui génèrent des revenus pour la guerre menée par la Russie ».
Parallèlement, sur le front, l'armée russe a indiqué avoir pris le contrôle de Kostyantynivka, une assertion rejetée par Kiev. Cette ville représente un point stratégique avant d'atteindre Kramatorsk et Sloviansk, des cibles prioritaires pour le Kremlin.
Des infiltrations de soldats russes
Le porte-parole de l'armée ukrainienne, Andriï Kovaliov, a affirmé que l'armée ukrainienne maintenait le contrôle de la ville. Bien que de petits groupes d'infanterie russes aient tenté de s'infiltrer, « ceux-ci sont actuellement repérés et éliminés ». Volodymyr Zelensky a qualifié les déclarations russes de mensonges, dénonçant une propagande dans un contexte de guerre. Le général Sergueï Roudskoï, adjoint du chef de l’état-major russe, a néanmoins soutenu que les troupes russes étaient présentes dans toutes les parties de Kostyantynivka.
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