Avec l'échéance judiciaire qui approche, Marine Le Pen et Jordan Bardella incarnent une unité sans précédent au sein du Rassemblement national. À quelques jours d'un verdict attendu sur son éligibilité à la présidence, Le Pen a exprimé son soutien indéfectible envers son protégé, affirmant la nécessité de plus d'engagement politique pour conquérir l'Élysée.
Lors d'un banquet champêtre à Liévin, Bardella a réitéré son appui à Le Pen, exprimant son espoir de la voir accéder à la présidence. "Je souhaite lui rappeler mon soutien total et amical, et j'espère la voir élue dans quelques mois", a-t-il déclaré, soulignant l'importance de sa candidature.
Marine Le Pen, quant à elle, a averti ses sympathisants que la justice pourrait remettre en question le bon fonctionnement de la démocratie. "Je donnerai mon soutien à Jordan chaque jour avec conviction", a-t-elle ajouté, tout en prévoyant que si elle était réélue, Bardella occuperait les fonctions de Premier ministre.
Enjeux judiciaires
Ce mardi, Marine Le Pen connaîtra son sort judiciaire concernant l’affaire des assistants parlementaires européens. Une peine d’inéligibilité de plus de deux ans pourrait lui barrer la route vers la présidence, tandis qu’un éventuel bracelet électronique compromettrait sa capacité à mener campagne. Les attentes sont fortes et le verdict pourrait bouleverser l'échiquier politique français.
Alors que les sondages semblent favorables à Bardella, certains adversaires politiques perçoivent Le Pen comme davantage ancrée dans le paysage électoral. "Nos sondages sont encourageants, mais cela ne doit pas nous amener à baisser la garde", a-t-elle averti, appelant à un engagement total face à une "coalition des incapables".
Le RN s'attend à des attaques frontales lors du prochain scrutin, surtout avec les accusations politiques d'un "mini Macron" dirigé contre des adversaires comme Édouard Philippe et Gabriel Attal. En parallèle, Le Pen a critiqué La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, qualifiant sa politique de "racialiste".







