Christine Lagarde jette un pavé dans la mare. Dans un entretien accordé aux Echos, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) a déclaré qu'elle ne fermée pas complètement la porte à un départ avant la fin de son mandat en octobre 2027, afin de s'impliquer dans le débat présidentiel français.
Cependant, elle précise que ce scénario n'est pas à l'ordre du jour. Avec la montée des tensions inflationnistes, exacerbées par les conflits au Moyen-Orient, Lagarde estime que « la capitaine du bateau BCE doit rester à bord » pour assurer la stabilité des prix dans la zone euro.
Qu'est-ce qui motive cette réflexion de Christine Lagarde ?
Lorsqu'on l'interroge sur la possibilité d'un départ anticipé, elle répond : « C'est envisageable. Une voix européenne doit se faire entendre dans le débat présidentiel français ». L'ancienne ministre de l'Économie s'inquiète particulièrement des implications d'un discours qui pourrait remettre en question la position de la France au sein de l'Union européenne. « Si un débat devait se dessiner autour de la réduction de notre ancrage dans l'Europe, il serait crucial d'expliquer pourquoi cela serait douloureux pour notre pays et pour nos concitoyens », insiste-t-elle.
Elle ajoute que les défis économiques doivent être au cœur de la campagne présidentielle. « La France devra prendre des décisions courageuses sur des sujets difficiles. Les candidats doivent être prêts à aborder ces enjeux et à proposer des solutions », a-t-elle souligné.
Cela fait écho à ses propos du 15 juin, où elle avait déjà évoqué son désir de s'engager dans le débat public, tout en affirmant ne pas envisager de se porter candidate. Dans les Echos, elle reste prudente lorsqu'il s'agit d'un soutien à un candidat, précisant : « Je vais y réfléchir », avant de plaisanter sur une éventuelle candidature personnelle. « Non, je rigole. Ce n'est pas d'actualité », a-t-elle mis en avant.
La prochaine présidentielle française est prévue pour les 18 avril et 2 mai 2027, et d'ici là, Christine Lagarde prévoit de rester à la tête de la BCE.







