En 2025, la Turquie annonce une réduction significative de son taux d'inflation, qui est désormais de 30,89 % en décembre, contre 44,38 % un an plus tôt, selon l’institut national de statistique (TUIK). Bien que cela marque une amélioration, le pays fait face à une crise inflationniste depuis 2021, et ces chiffres demeurent dramatiquement élevés.
Durant l'année passée, la hausse des prix a touché particulièrement l’éducation, affichant une augmentation de plus de 66 %, suivie par le logement (+49,5 %), l’alimentation (+28,31 %) et les dépenses de santé (+31 %). Ces augmentations précoces dressent un tableau préoccupant pour les foyers turcs, qui peinent à suivre le rythme de la montée des prix.
Cependant, des économistes indépendants, comme le groupe ENAG, contestent ces chiffres et estiment que l'inflation réelle pourrait atteindre 56,14 % sur un an. Ce manque de confiance dans les données officielles soulève des questions cruciales sur la crédibilité des statistiques économiques du pays.
Il est intéressant de noter qu'après avoir atteint un pic à 75 % en mai 2024, la tendance à la baisse de l'inflation semble fragile. La Banque centrale turque a entamé un cycle de baisse de son taux directeur, qui est passé de 40,5 % à 39,5 % en octobre, dans l'espoir d'encourager un environnement économique plus stable. Néanmoins, cette démarche a suscité des inquiétudes, certains analystes s'interrogeant sur sa viabilité à long terme.
En réponse à cette situation, la banque centrale a déclaré qu'une politique monétaire restrictive serait maintenue jusqu'à ce qu'une stabilité des prix soit atteinte. Cela signifie éventuellement des hausses des taux d'intérêt si l'inflation continue de dévier des objectifs fixés.
Les citoyens turcs restent néanmoins en alerte et s'attendent à ce que le gouvernement prend des mesures supplémentaires pour redresser l'économie. Alors que le pays sort lentement de cette tempête économique, il sera essentiel de suivre de près l’évolution des politiques économiques et les actes concrets destinés à soutenir le pouvoir d’achat des ménages et à restaurer la confiance des consommateurs.







