Le gouvernement a officiellement confirmé que le taux du livret A sera réduit à 1,5 % à compter du 1er février, un niveau inédit qui n'avait pas été atteint depuis quatre ans. Cette décision s'inscrit dans le sillage des recommandations de la Banque de France, suite au ralentissement marqué de l'inflation. Selon le ministre de l'Économie, Roland Lescure, cette baisse a pour but de soutenir le financement du logement social, tout en pesant sur le pouvoir d'achat des épargnants.
Avec près de 57 millions de Français possédant un livret A, cette décision pourrait susciter des inquiétudes. En effet, un an auparavant, le taux atteignait 3 %, avant de se stabiliser à 1,7 % en janvier 2025. Les experts soulignent que cette baisse est en grande partie due à l'inflation, qui a chuté à 0,9 % pour l'année 2025, et cela affecte directement les revenus de l'épargne. François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, s'est exprimé en disant qu'il était essentiel que le taux demeurât « significativement supérieur à l'inflation ».
À l'heure actuelle, le livret d'épargne populaire, qui s'adresse aux ménages modestes, reste fixé à 2,5 %. Les attentes étaient davantage orientées vers un taux de 1,4 %, calculé selon la formule légale, mais le gouvernement a décidé de maintenir une certaine bienveillance à l'égard des épargnants.
Paradoxalement, alors que le livret A perd son attrait, de nombreux Français semblent privilégier des produits d'assurance vie qui affichent des performances plus stables. Cette situation transforme le paysage de l'épargne en France, où les épargnants se tournent vers d'autres alternatives. En même temps, la baisse du taux du livret A peut offrir des conditions d’emprunt plus avantageuses pour les acteurs du logement social, qui se financent souvent en fonction de ce taux. BFM TV rapporte qu'il existe également un intérêt croissant de la part des banques, qui peuvent désormais orienter leurs clients vers des produits plus lucratifs.
Les réactions à cette annonce sont partagées. Si certains saluent la mesure pour ses implications positives sur le logement social, d'autres craignent que cela n'augmente le sentiment de méfiance à l'égard des livrets d'épargne réglementés. La baisse du taux du livret A soulève donc de nombreuses questions sur l'avenir de l'épargne populaire et le bien-être des petits épargnants.







