Lors d'une récente conférence, Estelle Brachlianoff, directrice générale de Veolia, a mis en lumière un fait surprenant : l'énergie de récupération pourrait fournir à l'Union européenne une puissance équivalente à celle de l'ensemble de la production nucléaire mondiale, estimée à 400 gigawatts. Cette révélation met en avant une opportunité significative pour réduire la dépendance aux combustibles fossiles, souligne Le Monde.
Les sources d'énergie de récupération incluent la chaleur récupérée des réseaux d'eaux usées, l'incinération des déchets non recyclables, et le biogaz issu des stations d'épuration. Estelle Brachlianoff a déclaré avec conviction : "Ce potentiel immense est à la portée de la main de l'Europe, à condition d'agir maintenant." En comparaison, la production nucléaire mondiale repose sur 417 réacteurs qui génèrent environ 377 GW, comme l'indique EDF.
La directrice générale a également souligné que la transition énergétique est devenue une priorité cruciale, surtout dans le contexte de la guerre en Ukraine, qui a exposé la vulnérabilité de l'Europe face aux énergies importées. "Beaucoup de maires comprennent désormais l'urgence d'adopter des solutions locales. Notre dépendance aux énergies fossiles doit cesser," a-t-elle ajouté.
Les énergies renouvelables, en particulier celles produites à partir des déchets, représentent un avenu vers une Europe plus verte et plus autonome énergétique. Des projets en Pologne visant à éliminer le charbon d'ici 2030 soulignent cette volonté d'avancer rapidement vers une production énergétique durable.
En somme, si l'Europe souhaite réellement atteindre cet objectif de 400 GW d'énergie récupérée, un effort collectif et immédiat est essentiel, avertit Estelle Brachlianoff. Ne pas agir dans les cinq prochaines années pourrait retarder cet objectif de vingt ans.







