Le mardi 13 janvier, dans les salons de l’Élysée, Emmanuel Macron a rendu hommage à Pierre Mazeaud, âgé de 96 ans, en l'élevant à la dignité de Grand-Croix, la plus haute distinction de la Légion d'honneur. Ce n'est pas seulement en tant qu'ancien ministre et député qu'il a été reconnu, mais également pour ses exploits en tant qu'alpiniste, notamment lors de la première ascension française de l'Everest, le 15 octobre 1978.
Le président a souligné son admiration pour Mazeaud, le qualifiant « d'homme des sommets », évoquant à la fois son parcours politique et ses conquêtes en montagne. Sa bravoure dans des situations extrêmes a marqué l'histoire : au cours des années 1960, il a été le témoin d'une tragédie douloureuse sur le pilier central du Frêney, où il a perdu quatre compagnons de cordée. Dans son discours, Macron a noté que pour Mazeaud, « le sommet n'est jamais une fin, mais un chemin à parcourir ».
Ce natif de Lyon est issu d'une lignée de juristes de renom et a servi avec distinction dans de hautes fonctions publiques. Au-delà de l'alpinisme, il est aussi perçu comme un magistrat éminent et un acteur respecté de la vie politique française. A ce propos, le ministre de la Culture a réaffirmé l’importance de figures comme lui, « gardien de la Constitution », dont la vie est un exemple de loyauté et d'intégrité.
Les témoignages de ses contemporains sont nombreux. Alain du Breuil, un alpiniste renommé et ami de Mazeaud, souligne que « son détermination à ne jamais renoncer à ses idéaux est une source d'inspiration ». Ses pairs font également écho à cette vision : « Un homme, un vrai », a déclaré un ancien collègue de Mazeaud, mettant en avant son éternelle indépendance d'esprit.
Ce genre de reconnaissance témoigne de la fusion des valeurs d'excellence dans le domaine de l'alpinisme et de la politique, à une époque où la France a besoin de personnalités exemplaires. Selon Le Monde, cet hommage s'inscrit dans un cadre plus large de redécouverte de leaders qui ont façonné le pays.







