Née en 2019, Glinko avait pour ambition de transformer le secteur du transport routier en développant une technologie permettant aux transporteurs d'éviter les retours à vide. Malheureusement, après des problèmes financiers croissants, la jeune pousse vendéenne a été déclarée en liquidation judiciaire.
En juin 2024, l’entreprise se retrouvait déjà en cessation de paiements. Elle avait compté jusqu'à une vingtaine de salariés, mais fin 2023, ses dettes cumulées atteignaient un inquiétant montant de 4 millions d'euros, exacerbant ainsi sa situation délicate. Selon Ouest-France, ce déclin soulève des interrogations sur les défis à surmonter dans l’univers des start-ups de transport.
50 % du temps de transport improductif
Des experts du secteur, comme Jean-Pierre Martin, consultant en logistique, affirment que la plupart des entreprises de transport perdent un temps précieux à cause de trajets à vide. "Glinko, avec son approche innovante, visait justement à résoudre ce problème", explique-t-il. Cela montre tristement comment une idée prometteuse peut échouer face à des réalités économiques difficiles.
Les défis rencontrés par Glinko rappellent la fragilité des start-ups, surtout dans un secteur aussi concurrentiel que celui du transport. Les entrepreneurs doivent souvent naviguer à travers des imprévus économiques, restés invisibles aux yeux du grand public. La clôture de Glinko est un appel à la réflexion pour les aspirants entrepreneurs qui doivent anticiper des défis similaires.
L’avenir de l’innovation dans le secteur du transport routier reste en suspens alors que d’autres initiatives continuent de dessiner l’avenir professionnel. Reste à voir si la leçon tirée de l'échec de Glinko incitera à des changements structurels au sein de l’industrie.







