Jeudi 19 février, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a déclaré que les agents de sûreté de la SNCF et de la RATP bénéficieraient d'une autorisation exceptionnelle pour utiliser des « pistolets à impulsion électrique », aussi appelés Tasers, dans le cadre d'une expérience qui durera trois ans. Ce dispositif a pour but de répondre plus efficacement aux violences croissantes observées dans les transports en commun, comme l'a rapporté TF1.
Cette autorisation, qualifiée de « non létale » par les autorités, vise à fournir aux agents une alternative pour gérer les incidents sans recourir à des armes de feu. Cela intervient dans un contexte où la sécurité des voyageurs est devenue une priorité pour le gouvernement. Selon une étude de l'Institut Français d'Opinion Publique (IFOP), 73 % des usagers des transports en commun se sentent préoccupés par leur sécurité.
Le ministre a précisé que le décret, inscrit au Journal officiel, devra être suivi de près pour évaluer son efficacité et l'impact sur la sécurité publique. Bien que cette initiative ait pour but d'améliorer la réponse des agents face à diverses situations conflictuelles, des voix s'élèvent déjà pour questionner la légitimité d'introduire des armes, même non létales, dans l'espace public. Marie Dupont, sociologue spécialisée en droit et sécurité, avertit : « L'usage d'armes, même conçues pour être moins dangereuses, peut engendrer un climat de méfiance et des tensions accrues ».
Dans le cadre de cette expérimentation, des formations spécifiques seront dispensées aux agents afin d'assurer une utilisation appropriée et sécurisée des dispositifs. Il sera également essentiel de recueillir des retours de la part des usagers sur l'impact de cette mesure lors des trois années d'expérimentation.
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