L'Atelier de l'Eyrieux, anciennement connu sous le nom de GL Bijoux, fait face à une situation préoccupante. La semaine dernière, l'entreprise a soumis une demande de placement en redressement judiciaire au tribunal de commerce d'Aubenas. Avec 85 employés répartis sur les sites du Cheylard et de Saint-Martin-de-Valamas, l'annonce a jeté un froid parmi le personnel.
Selon un représentant CGT du personnel, les salariés sont sous le choc, bien qu'ils aient anticipé des difficultés. En effet, l'entreprise avait largement eu recours au chômage partiel ces derniers mois.
Depuis sa reprise partielle de GL Bijoux en 2014, l'Atelier de l'Eyrieux semble rencontrer des obstacles persistants. Dans un communiqué, la direction a indiqué que l'activité avait chuté de 30% suite à la pandémie de Covid-19. "Les ateliers se sont diversifiés pour pallier cette baisse", a souligné la direction, mentionnant la fabrication de bijoux et de pièces pour les marques de luxe, comme les célèbres Georgette d'Altesse.
Cependant, la direction regrette que "le ralentissement du marché du luxe ne lui ait pas permis d’atteindre la capacité envisagée". La société est également confrontée à une hausse des prix des matières premières et à une demande stagnante sur le marché de la bijouterie, des éléments qui compliquent encore plus sa situation.
Dans l'espoir de trouver de nouveaux investisseurs et de s'associer à d'autres acteurs industriels, l'Atelier de l'Eyrieux a entrepris cette démarche de redressement. La direction affirme que plusieurs parties seraient déjà intéressées par une reprise. Pour les employés, qui n’étaient plus que 85, contre plus de 400 il y a une douzaine d’années, l’avenir reste incertain mais plein d’espoir.
Cette situation illustre les défis croissants auxquels sont confrontées les entreprises du secteur du luxe en France, en particulier dans les périodes post-pandémiques. Les avis d'experts sont partagés, certains estimant que cette restructuration pourrait être la clé d'un renouveau pour l'Atelier. Pendant ce temps, le secteur reste en vigilance, observant les mouvements d'une entreprise qui a fait partie intégrante de l'histoire régionale.







