Mercredi, l'Iran a indiqué être préparé à un conflit prolongé, marquant le douzième jour depuis le début des frappes américano-israéliennes. Au même moment, Donald Trump a déclaré que Téhéran était "proche de la défaite".
Ce conflit régional pèse lourdement sur le marché pétrolier mondial, le détroit d'Ormuz, point de passage stratégique, étant paralysé. Les tensions s'intensifient alors que les prix du pétrole grimpent.
En réponse à cette flambée des prix, Trump a annoncé que les États-Unis allaient libérer des réserves stratégiques. Son ministre de l'Énergie, Chris Wright, a précisé que 172 millions de barils seraient mis à disposition dès la semaine prochaine.
Les 32 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie ont convenu d'un déblocage exceptionnel de 400 millions de barils pour atténuer l'impact du conflit dans la région, comme l'a rapporté Le Monde.
Trump a affirmé que l'Iran était "sur le point de subir une défaite" tout en exprimant des messages contradictoires sur la stratégie américaine. Lors d'un meeting dans le Kentucky, il a déclaré : "Nous ne voulons pas partir avant l'heure, n'est-ce pas ? Nous devons finir le boulot, non ?" sans préciser les fins visées.
Le New York Times a rapporté que le coût des opérations américaines durant cette première semaine de conflit s'élevait à plus de 11 milliards de dollars.
Israël, allié des États-Unis, a affirmé qu'il ne s'imposait "aucune limite temporelle" dans ses opérations, tout en continuant à mener des frappes contre des cibles en Iran.
Face à cela, les Gardiens de la Révolution iraniens ont exprimé leur volonté de s'engager dans une guerre d'usure pour forcer les États-Unis à se retirer. Le commandant Ali Fadavi a mis en garde contre une stratégie pouvant "détruire l'économie américaine" et affecter l'économie mondiale.
Téhéran a également affirmé avoir ciblé deux navires dans le détroit d'Ormuz, un point crucial pour le transport LNG et le pétrole, représentant un cinquième de l'approvisionnement mondial.
Trump a assuré que la sécurité serait rétablie dans ce corridor vital, indiquant que 28 navires poseurs de mines avaient été frappés. Cependant, la communauté internationale reste préoccupée par la possibilité d'un détroit miné.
Les répercussions des hostilités se font sentir dans les États du Golfe. Des entreprises telles que Citi et PwC ont évacué leur personnel à Dubaï suite à des menaces. Une attaque récente a causé des dommages près de l'aéroport de la ville, blessant plusieurs personnes.
Dans un contexte de tension croissante, le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé à une cessation immédiate des attaques iraniennes.
Concernant les opérations militaires, Israël a intensifié ses frappes contre des infrastructures liées au Hezbollah, selon des journalistes de l'AFP. Les autorités libanaises ont rapporté au moins sept morts suite aux récents bombardements à Beyrouth.
À Téhéran, malgré les frappes, la vie continue. Un habitant a déclaré : "Il y a encore de la nourriture dans les magasins", bien que les tensions restent palpables avec l'arrivée d'un nouveau guide suprême. Les forces de sécurité irakiennes ont prévu des mesures strictes pour contrer toute opposition.







