Après des années difficiles marquées par la crise du Covid-19, la RATP a enfin enregistré des bénéfices pour l'année 2025, totalisant 217 millions d'euros. Ce retour à la rentabilité est attribué à des ajustements de la rémunération effectués par la région Île-de-France ainsi qu'à des efforts de productivité. Cependant, bien que le trafic passager ait augmenté par rapport à 2024, il demeure inférieur de 9 % aux niveaux de 2019, précédant la crise sanitaire.
Dans un communiqué, Xavier Piechaczyk, le nouveau PDG de la RATP, a déclaré : « Ces résultats témoignent de notre redressement opérationnel et confirment la solidité de nos fondamentaux économiques. » En effet, le chiffre d'affaires a progressé de 11 % pour atteindre 7,93 milliards d'euros, signe d'une reprise tant attendue.
La fiabilité remplit les caisses
Notre année passée a été marquée par une amélioration notable de la qualité du service, générant 28 millions d'euros supplémentaires grâce aux bonus fournis par Île-de-France Mobilités (IDFM). Le trafic passager a progressé de 1,7 %, atteignant 3,142 milliards de voyages. Cela a été amplifié par l'extension de deux lignes de métro et une réforme tarifaire bénéfique pour les trajets de longue distance.
L’impact du télétravail
Cependant, des changements de comportements liés au télétravail continuent d'impacter la mobilité en, selon Jean-Yves Leclercq, directeur financier de la RATP. « Les habitudes de déplacement ont évolué de manière durable, limitant les déplacements quotidiens des franciliens. » L'essor des mobilités douces, comme la marche et le vélo, contribue également à cette nouvelle dynamique.
En parallèle, la RATP continue d'investir massivement, bien que ce dernier ait diminué de 24 % par rapport à l'année exceptionnelle de 2024 marquée par les préparatifs des Jeux Olympiques. En tout, le parc de bus exploitée par la RATP intègre désormais 1 300 véhicules au bioGNV, 1 100 électriques et 1 100 hybrides, tandis que 1 100 continuent de fonctionner aux diesel fossile.







