Le ton se fait aigre entre Elon Musk et les autorités françaises. Le 21 mars dernier, Musk a réagi avec véhémence sur les réseaux sociaux, qualifiant les procureurs parisiens d'"attardés mentaux" après qu'ils aient alerté leurs homologues américains sur ce qu'ils considèrent comme une tentative de manipulation des valeurs boursières du réseau social X ainsi que de xAI, toutes deux sous la coupe de Musk.
"Ce sont des attardés mentaux", a-t-il déclaré sur X, en réponse à une dépêche de l'AFP qui relatait l'incident.
Le parquet a précédemment expliqué que la polémique autour des deepfakes sexuels générés par Grok, l'agent d'intelligence artificielle de X, pourrait avoir été délibérément accentuée dans le but de procéder à une valorisation artificielle de ces entreprises. Ceci intervient alors que Musk a des aspirations pour une introduction en Bourse de la nouvelle entité résultant de la fusion entre SpaceX et xAI, prévue pour juin 2026. Les difficultés éprouvées par X, qui semble perdre du terrain, n'ont fait qu'alimenter la tension.
Enquête en cours sur le réseau social X
Le 17 mars, une "transmission spontanée d'informations" a été envoyée aux autorités judiciaires américaines, via le bureau d'entraide pénale internationale du ministère de la Justice français. Le parquet a précisé que cette démarche concernait également les avocats français de la Securities and Exchange Commission (SEC), l'organisme fédéral européen chargé de la régulation des marchés financiers.
Cette initiative a coïncidé avec une enquête plus vaste lancée par le parquet de Paris, incluant une perquisition dans les locaux de X au début février.







