La tension monte à la prison de Lyon-Corbas alors qu'un nouveau blocage est prévu le mardi 7 avril, une semaine après une première action syndicale. Selon des informations reçues par BFM Lyon, l'UFAP-UNSa Justice a appelé à cette mobilisation pour exprimer des préoccupations croissantes concernant des « conditions de travail inacceptables ».
L'événement commencera dès 6 heures du matin et vise à faire entendre la voix des agents, qui se disent ignorés par l'administration malgré des alertes répétées. Le syndicat souligne des « situations indignes » au quotidien, déplorant que leurs demandes ne soient pas prises en compte. « Nos revendications restent ignorées. Pire encore, la situation se dégrade », a déclaré un représentant de l'UFAP-UNSa.
« Cette situation ne peut plus durer ! L’administration met en danger ses agents », conclut le communiqué du syndicat.
La prison de Lyon-Corbas, qui compte 680 places, abrite actuellement plus de 1.300 détenus, ce qui représente un taux de surpopulation alarmant. Des décisions récentes de la direction, telles que la possibilité pour trois détenus de partager une cellule de 9m², ont suscité l'indignation et la colère parmi le personnel.
Un premier débrayage, le 31 mars dernier, avait déjà vu une vingtaine de surveillants arrêter le travail pour dénoncer ces conditions extrêmes. Ils avaient finalement repris leurs postes, mais les inquiétudes persistent. Les experts en droit pénal, notamment ceux de l'Observatoire international des prisons, avertissent que cette situation peut favoriser des tensions non seulement entre détenus, mais également entre le personnel pénitentiaire.
Ces derniers temps, le climat à l'intérieur de l'établissement s'est détérioré, et les syndicats craignent un impact négatif sur la sécurité. La prison commence à attirer l'attention des médias au niveau national, comme l'a rapporté également France Bleu, qui a suivi l'évolution de cette affaire critique. La voix des surveillants est clairement entendue, et il reste à voir comment l'administration réagira face à ces revendications pressantes.







