Un homme âgé de 29 ans a été remis en liberté à Grenoble, suite à une erreur survenue lors de la perquisition de son logement. Trois policiers sont actuellement suspendus en raison de cette affaire. Le 28 avril, ils avaient découvert une importante quantité de drogues et des armes dans un appartement du quartier des Eaux-Claires.
Les agents de police grenoblois ont en effet saisi environ 70 kg de cannabis, de la kétamine et de la cocaïne dans un logement de la rue Alexandre-Dumas, à proximité du point de deal Mistral. Le suspect, interpellé à l'extérieur de cette demeure, a initialement été placé en garde à vue, puis en détention provisoire. Cependant, une procédure entachée d'illégalité a entraîné sa libération, comme l'a relevé le Dauphiné Libéré.
Cette opération, qui avait suscité des éloges du procureur de la République de Grenoble, Etienne Manteaux, lors d'une conférence de presse le 5 mai, s'est finalement effondrée sur un vice de forme. En effet, Manteaux a ordonné la remise en liberté du suspect, signalant un doute sur la légalité des constatations effectuées par les policiers. Selon Arnaud Lévy-Soussan, l'avocat du suspect, les agents de la brigade spécialisée de terrain (BTS) sont entrés dans l'appartement sans l'attente d'un officier de police judiciaire, sortant ainsi du cadre légal. De plus, les policiers auraient omis de notifier leur entrée dans le procès-verbal, une erreur qui pourrait être qualifiée de faux en écriture publique, passible de 15 ans de prison.
Dans l'attente des résultats d'une enquête administrative, les trois policiers ont été suspendus à la demande du directeur interdépartemental de la police nationale de l'Isère. Cette enquête a été transférée au parquet de Valence. Le suspect, bien que libéré, devra se présenter devant le tribunal correctionnel de Grenoble le 26 juin 2026, mais n'est poursuivi que pour non-respect d'une interdiction de séjour à Grenoble.







