Le 22 mai, un accident tragique a frappé la mine de charbon de Liusheny, située à environ 500 kilomètres de Pékin, signalant “la plus grande catastrophe minière depuis 17 ans,” selon The Straits Times.

L’explosion, survenue vers 19h30, a été précédée par une alerte au monoxyde de carbone, un gaz mortel souvent synonyme de danger dans ce type d’environnement. Au moment de l’incident, 247 personnes se trouvaient sous terre ; au moins 90 ont perdu la vie, d’après les informations relayées par l'agence Xinhua. Ce chiffre a choqué, car un bilan antérieur ne faisait état que de 8 décès, comme l'a confirmé le South China Morning Post, qui n'a pas pu expliquer cette hausse rapide du nombre de victimes.

En réponse à cette tragédie, le président Xi Jinping a urgé les opérations de sauvetage à “mettre tout en œuvre pour sauver des vies” et a demandé une enquête approfondie. Des responsables de l'entreprise exploitante ont déjà été arrêtés, une démarche saluée par la presse hongkongaise, soulignant ainsi la responsabilité des entreprises dans la sécurité de leurs opérations.

La province du Shanxi, où se situe la mine, était déjà connue pour son histoire sombre en matière de sécurité minière. Surnommée la capitale charbonnière de la Chine, elle est l'une des régions les plus pauvres du pays, mais joue un rôle clé dans l'approvisionnement de l'énergie charbonnière, vital pour la seconde économie mondiale. Malgré les avancées dans les normes de sécurité au cours des années, “les accidents mortels persistent,” rappelle BBC, faisant écho à une série d'accidents, y compris l'effondrement en 2023 d'une mine à ciel ouvert en Mongolie intérieure qui a entraîné la mort de 53 personnes.

Le South China Morning Post souligne aussi qu'en avril, quatre travailleurs ont été tués dans un autre incident dans la même province. Ce tragique événement du 22 mai a relancé le débat sur la sécurité des mines en Chine et sur les mesures nécessaires pour prévenir de tels drames à l'avenir.