Neuf enseignes Aldi de la Seine-Saint-Denis viennent d'être pénalisées pour avoir trompé leurs clients au moyen de promotions illusoires. Ce qu'il faut savoir, c'est que la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a mis la main sur des pratiques commerciales jugées frauduleuses. L'enseigne a accepté de verser une amende transactionnelle de 350 000 euros, validée par le procureur de la République de Bobigny.
Une enquête approfondie menée par les agents de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) a révélé un ensemble de pratiques douteuses. Malgré des réductions séduisantes, il s'avère que certains prix de référence avaient été délibérément augmentés avant l'application des remises. Ces manœuvres ont trompé les consommateurs, leur donnant l’impression de faire de bonnes affaires alors que la réalité était tout autre.
Il a également été constaté que certaines promotions restaient affichées bien après leur date d'expiration. Plus préoccupant encore, des produits étaient présentés comme « en promotion » pendant près d'un an, contribuant à flouter les distinctions entre les prix habituels et les remises exceptionnelles. Selon la DGCCRF, certains prix promotionnels ont été maintenus durant une moyenne de 288 jours.
Un cadre réglementaire européen de plus en plus strict
Ces événements interviennent dans un contexte de renforcement des réglementations, notamment avec l'introduction en 2022 de la directive européenne « Omnibus ». Cette directive exige notamment que les commerçants affichent le prix le plus bas pratiqué au cours des trente derniers jours lors de promotions. Le Parisien a souligné que ce n'est pas la première fois qu'Aldi est dans le viseur des autorités. En avril dernier, la DGCCRF avait déjà interpellé la marque, ainsi que Lidl, Carrefour et E.Leclerc, au sujet de fausses indications concernant l'origine de certains fruits et légumes dans leurs catalogues promotionnels.







