Ce septuagénaire, dont l'esprit semble confus, a été placé en garde à vue après l'incident. Selon les informations rapportées par nos confrères de RTL, il aurait révélé s'être intéressé à la famille Vedovini à travers des articles de presse. Il a même évoqué une rencontre potentielle avec Philippe Vedovini.
"J’ai lu l’historique sur sa famille et lui. Et aussi sur la famille du petit Emile. Peut-être un jour je pourrai visiter Mr VEDOVINI, par curiosité."
Interrogé sur ses liens avec Emile, il a répondu, de manière troublante :
"Malheureusement non. Si j’en avais eu, j’aurais peut-être agi pour prévenir la tragédie."
Lors de l'interrogatoire, il a aussi exprimé son avis sur l'enquête. "Je pense que les responsables se cachent peut-être dans la famille. C'est une intuition qui me vient à l'esprit, un transfert par rapport à l'affaire du petit Grégory," a-t-il déclaré avec perplexité.
Ce jour-là, l'homme affirmait avoir été au Vernet dans l'intention d'écrire un article, se disant attiré par l'afflux des touristes néerlandais dans la région, particulièrement depuis l'affaire d'Emile.
Il a également contesté la présence d'un jerrican d'essence trouvé dans son véhicule, prétendant qu'il était là pour éviter des pannes.
Les implications judiciaires
Confronté aux éléments de preuve, il a mentionné, de manière inattendue, l'existence d'un frère jumeau comme un possible complice de l'acte criminel, bien que ce dernier n'existe que dans son esprit. Un examen psychiatrique a montré qu'il jouit de toutes ses facultés mentales et n'a pas révélé d'anomalies.
Il sera jugé le 7 juillet prochain. Si déclaré coupable, il risque jusqu'à 10 ans d'emprisonnement. Philippe Vedovini, le grand-père d'Émile, a également exprimé ses inquiétudes face à cette situation, soulignant le danger résultant de l'exposition médiatique dont ils ont fait l'objet. "Quand on stigmatise les gens, il ne faut pas s'étonner que des déséquilibrés passent à l'action," a-t-il déclaré.







