Au cimetière Saint-Eloi de La Rochelle, la famille Guillet a récemment découvert avec effroi le vol de la palme de la Légion d’honneur de leur grand-père, Louis Guillet, un homme ayant marqué l’histoire administrative de la ville. Cette disparition, insupportable pour ses proches, intervient alors qu’il était un symbole de dévouement, ayant reçu cette distinction en 1955 des mains du maire de l'époque, René Bernard de Saint-Affrique.
Ce dimanche 28 mai, lors de sa visite pour honorer la mémoire de son grand-père, le petit-fils de Louis a pu constater que cet objet de métal léger, ayant peu de valeur économique mais énormément de valeur sentimentale, manquait. "C’est inacceptable. Mon grand-père a donné une partie de sa vie pour cette ville. Ce vol ne blesse pas seulement notre famille mais s’attaque également à l’histoire de La Rochelle", déplore-t-il, selon une interview au journal local Sud Ouest.
Louis Guillet, devenu secrétaire général de la mairie en 1939, a œuvré jusqu'en 1965 pour la modernisation et l'embellissement de sa ville. Aujourd’hui, plusieurs infrastructures portent son nom, témoignant de son engagement auprès de la communauté.
Le vol de la palme a suscité une vague d’indignation, notamment parmi les membres de sa famille. "C’est pitoyable", s'exclame le petit-fils, en rappelant que cet exploit n'est pas isolé. De plus en plus, des vols de plaques funéraires et d'objets commémoratifs trouvent leur chemin vers le marché noir, comme le souligne l'incident d'une plaque émaillée volée sur la tombe d'un poilu de la Première Guerre mondiale, récemment mise aux enchères à La Rochelle, avant d'être récupérée par le Souvenir français.
Des experts en patrimoine funéraire affirment que ces actes déshonorent non seulement les défunts mais aussi les valeurs de respect et de mémoire que les cimetières représentent. "Un cimetière est un lieu de recueillement. En porter atteinte, c'est s'attaquer à notre histoire collective", explique un représentant de l'association.
Pour la famille Guillet, il ne reste maintenant qu'à espérer que la palme disparue soit retrouvée et, surtout, que des mesures soient prises pour éviter de tels actes à l'avenir. L'histoire de Louis Guillet doit continuer à être célébrée, et sa famille espère voir restaurée la dignité de sa mémoire.







