Le mystère s’éclaircit, mais le choc demeure. Le corps découvert dans un site agricole du Gers a été formellement identifié comme étant celui de Lyhanna, la collégienne de 11 ans disparue le 29 mai à Fleurance. Cette annonce a été faite par le procureur d'Agen, Olivier Naboulet.
« L'identification de la victime a été confirmée grâce à une comparaison ADN », a précisé le procureur dans un communiqué. Toutefois, il a également souligné que « les médecins légistes ne peuvent pas, à ce stade, déterminer les causes de la mort ».
Un homme de 41 ans, Jérôme B., est actuellement en détention provisoire. Son dossier suscite de vives inquiétudes, ayant été le centre de plusieurs signalements et plaintes depuis 2017, y compris une pour viol sur mineur classée sans suite. La lenteur de la justice et les dysfonctionnements du système ont provoqué une vague d'indignation, des acteurs de la protection de l’enfance aux responsables politiques, comme le souligne l'Humanité.
Gérald Darmanin évoque d'éventuelles sanctions contre des magistrats
Dans ce contexte troublé, le ministre de la Justice a évoqué un « dysfonctionnement global de la chaîne de l'État ». Le gouvernement a également décidé d'ouvrir une enquête administrative dont les conclusions seront rendues publiques. Une marche blanche en hommage à Lyhanna est prévue dimanche à 15 heures à Fleurance. Le garde des Sceaux s’est exprimé dans le journal télévisé de TF1, faisant part de son mécontentement face à la gestion des violences sexuelles envers les mineurs dans cette affaire. Selon son entourage, des sanctions à l'encontre de magistrats pourraient être envisagées si des manquements sont avérés.







