Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a lancé une enquête ce vendredi 5 juin 2026, visant les conditions d'arrestation et de détention de ressortissants français ayant participé à la "flottille pour Gaza" par les autorités israéliennes.
Une enquête ouverte pour tortures et crimes de guerre
Selon les informations fournies par le Pnat, cette investigation fait suite à un signalement effectué par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Il a été précisé que l’enquête porte sur des "tortures, au sens de la convention de New-York du 10 décembre 1984", ainsi que sur des "crimes de guerre". L'affaire a été confiée à l'Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité.
Des images d’humiliation
À la fin du mois de mai, Itamar Ben Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale, a suscité un tollé en publiant une vidéo montrant des militants agenouillés, mains ligotées, après leur arrestation. Cette vidéo a choqué tant au sein même de son gouvernement qu'à l'international.
Les forces israéliennes avaient intercepter cette flottille de cinquante bateaux au large de Chypre, détenant environ 430 membres d'équipage qui ont été transférés en Israël pour y être emprisonnés. L'organisation israélienne Adalah, qui défend les droits humains, assure leur représentation légale.
Parmi les militants se trouvaient 37 ressortissants français, tous expulsés ultérieurement, selon les déclarations des autorités israéliennes. L’enquête française pourrait donc déclencher une escalade des tensions diplomatiques entre les deux pays, comme l’analysent plusieurs experts en relations internationales.
Ce développement souligne l’importance croissante des droits de l'homme dans le cadre des conflits contemporains, comme l'indiquent des analystes du CNRS. Il apparaît crucial que des enquêtes impartiales soient menées pour assurer la justice et la transparence dans de telles situations. L’affaire reste à suivre de près, tant par les observateurs que par les acteurs politiques impliqués.







