L'Observatoire français des drogues et tendances addictives (OFDT) a publié un rapport alarmant le 11 juin 2026, signalant l'apparition de 40 nouveaux produits de synthèse en France entre 2024 et 2025. Cette hausse, largement attribuée à l'essor de cannabinoïdes de synthèse, représente une menace sérieuse pour la santé publique.
Ce nombre préoccupant témoigne d'une diversification inquiétante des substances disponibles. Le rapport biannuel du Système d’identification national des toxiques et des substances (SINTES) souligne que « 26 de ces nouveaux produits ont été identifiés en 2025 ». L'OFDT précise que cette tourmente est principalement liée à « une multiplication des cannabinoïdes hémisynthétiques ».
Le SINTES collecte des échantillons pour « suivre l'évolution de la composition des drogues, surtout lorsque leur usage engendre des effets anormaux ». En 2025, le nombre de collectes a explosé de 31 %, atteignant 1 086, en grande partie à cause de « l'accroissement de la diversité des substances sur le marché ».
la cocaine toujours plus concentrée
Selon l'observatoire, on observe également une « diversification » des formes de cannabis, notamment avec une « augmentation des produits comestibles ». Cette tendance s'accompagne d'un nombre alarmant de signalements sanitaires, avec 41 cas pour effets inattendus et 45 pour effets indésirables, dont 21 classés comme graves.
Le rapport fait également état de « concentrations de plus en plus élevées » pour la cocaïne, suggérant « une disponibilité croissante de produits très puissants, peu adultérés ». Concernant l'héroïne, l'OFDT note : « les collectes n'ont pas révélé de rupture significative dans sa disponibilité durant cette période », tout en observant une « hétérogénéité des teneurs, en particulier pour la forme brune de l'héroïne ».
un marché très dynamique
Pour ce qui est des cathinones de synthèse, dont la 3-MMC, l'OFDT indique qu'il existe « un marché dynamique, influencé par les nouvelles régulations et les circuits d'approvisionnement internationaux », ainsi qu'une « émergence permanente de nouvelles substances et de phénomènes de substitution ». Mis en place en 1999, le SINTES œuvre pour observer la toxicologie des drogues illicites, pilotant un réseau « composé de 19 coordinations locales, dont cinq dans les territoires ultra-marins ».







