Dans la nuit du 19 au 20 janvier, un incident inquiétant s'est produit à la maison d'arrêt de Chambéry. Aux alentours de 2h20 du matin, un homme cagoulé équipé d'un bidon d'essence a escaladé le grillage du parking du centre pénitentiaire. Son acte a conduit à l’incendie d’un camion de la prison, un événement qui a suscité une vive réaction des syndicats pénitentiaires, secoués par cette intrusion.
Les deux véhicules incendiés, appartenant à l’équipe locale de sécurité pénitentiaire, ont subi des dommages significatifs. Selon un communiqué de l'intersyndicale, cet acte démontre notamment la vulnérabilité des infrastructures pénitentiaires face à de telles menaces. Ils exigent une mise à jour des systèmes de sécurité, notamment une modernisation des caméras de surveillance. Ces améliorations viseraient à garantir une meilleure couverture des lieux et à permettre une exploitation plus efficace des images pour les forces de l'ordre.
L'incident remet sur la table le débat sur la sécurité des établissements pénitentiaires en France. Selon une récente analyse de Libération, les actes de violence contre des appartenances des prisons sont en hausse, incitant à des appels urgents pour un renforcement des moyens matériels et humains.
L'enquête a été confiée au service interdépartemental de la police judiciaire de Savoie, et les autorités locales ont promis une réponse rapide. Cependant, certains experts estiment que sans une réelle volonté d'améliorer la sécurité des infrastructures et d’engager des discussions constructives sur la pénitentiaire, de tels événements risquent de se reproduire.
Ce acte fait écho à d'autres incidents récents, comme l'intimidation du directeur adjoint de la prison en novembre dernier, lorsqu'il avait été suivi par deux hommes cagoulés dans la rue alors qu'il rentrait chez lui à vélo. La situation actuelle soulève donc des questions cruciales sur la protection des agents pénitentiaires et sur les mesures à adopter pour leur sécurité.







