En été 2022, alors que la Gironde souffrait des feux de forêt, Blanquefort a été témoin d'une série d'incendies volontaires. Deux jeunes, dont l'identité n'a pas été révélée, ont été appréhendés grâce aux caméras de vidéoprotection de la ville. Ces actes insensés ont suscité l'inquiétude des résidents, périlleusement proches de champs et d'habitations.
Les apparitions de ces incendies, qui ont ravagé des terrains agricoles, ont conduit les autorités à interroger les suspects, présentés au tribunal correctionnel de Bordeaux le 21 janvier. L'un d'eux, aujourd'hui âgé de 23 ans, a déclaré : "Je reconnais mes erreurs. Je ne comprends pas pourquoi nous avons agi ainsi. Nous étions jeunes, et je le regrette aujourd'hui." Son compagnon, quant à lui, n'a pas même jugé utile de prendre un avocat pour défendre sa cause.
La peine prononcée par le tribunal est un an de prison avec sursis pour le jeune homme présent, et dix-huit mois avec sursis pour son complice, déjà connu des services judiciaires pour conduite sans assurance. Cette décision illustre une volonté des autorités de réagir fermement face à des actes qui mettent en danger la sécurité publique.
Des experts en criminologie soulignent que de tels actes peuvent être le reflet d'un besoin de reconnaissance sociale chez les jeunes, notamment dans des périodes de tension émotionnelle. D'autres, comme le sociologue Pierre Dubois, avancent que l'augmentation de la délinquance juvénile devrait inciter les collectivités à développer des programmes de sensibilisation pour éviter qu'une telle situation ne se reproduise à l'avenir. La préfecture de la Gironde, de son côté, rappelle l'importance des dispositifs de vidéoprotection pour assurer la sécurité des citoyens.







