L’Organisation maritime internationale (OMI) s'apprête à soumettre une demande cruciale lors du sommet de crise à Londres, visant à établir un couloir maritime sécurisé pour permettre l’évacuation des navires piégés dans le Golfe, en raison des tensions croissantes au Moyen-Orient.
Actuellement, l’OMI rapporte que pas moins de 20.000 marins sont bloqués à bord de 3.200 bateaux à proximité du détroit d’Ormuz, un passage stratégique vital pour le transport des hydrocarbures. Ce blocage est imputé à l'Iran, qui réagit aux frappes militaires américaines et israéliennes par des actions dans cette région.
Les États membres sont appelés à voter sur une proposition initiée par plusieurs pays, dont le Japon, Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Mexique, le Panama et Singapour, visant à établir un « corridor maritime sûr ». L’objectif est de permettre aux navires marchands de quitter les zones à risque tout en assurant leur sécurité.
Cette initiative a trouvé un écho favorable auprès des États-Unis, le président Joe Biden ayant encouragé les nations de l’OTAN ainsi que la Chine à contribuer à la sécurité maritime en envoyant des forces militaires pour escorter les navires. Une situation devenue pressante face à l’augmentation des prix des hydrocarbures, lorsque l'accès au détroit d’Ormuz est entravé.
Par ailleurs, de nombreux membres de l’OMI s’accordent sur la nécessité de condamner les actes d'agression de l'Iran contre ses voisins, qui sont jugés contraires au droit international. Ce projet de résolution souligne la voix unie de la communauté internationale face à une menace jugée sérieuse.
« Je n’ai jamais vu autant de co-auteurs sur un document de l’OMI, plus de 100, » a déclaré le représentant des Émirats arabes unis, qui se dit préoccupé par l’« activité déstabilisatrice de l'Iran » qui nuit au transport maritime mondial.
D’autres pays du Golfe, y compris le Qatar et l'Arabie saoudite, ont exprimé des inquiétudes similaires concernant l'Iran. En revanche, Téhéran renverse la responsabilité sur les États-Unis, accusés d’agression militaire, comme l’a affirmé un porte-parole du gouvernement iranien.
Il est possible que ces résolutions soient adoptées par consensus cet après-midi au sein du conseil de l’OMI, bien qu'elles n’aient pas de force contraignante, laissant la situation dans un flou persistant.







