Le week-end dernier a été marqué par des incidents graves à Nantes (Loire-Atlantique), où trois policiers ont été blessés dans une opération liée à des refus d'obtempérer. Le même soir, un autre événement similaire a eu lieu en Seine-et-Marne. Le ministre de l’Intérieur a réagi en appelant à une réponse ferme face à ces actes délictueux.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Les images diffusées montrent un véhicule filant à toute allure, poursuivi par des agents en plein cœur de la ville. Des scènes similaires se produisent désormais toutes les 19 minutes en France, témoignant de la banalisation des refus d'obtempérer. Bien que ce phénomène ait connu une baisse ces dernières années, les statistiques de 2025 sont préoccupantes avec 28 200 cas signalés, soit une augmentation de 11 %. Les profils des conducteurs impliqués se sont également diversifiés.
Reda Belhaj, porte-parole du syndicat de police Unité, témoigne : "On est confronté très souvent à des mineurs, à des individus ayant perdu des points sur leur permis, mais aussi à des délinquants aguerris et à des chauffeurs privés avec de fausses cartes professionnelles".
Des policiers en danger
Ces poursuites à grande vitesse mettent non seulement en péril la vie des policiers, mais aussi celle des civils, dans un cas sur cinq. En réponse à cette menace, le gouvernement envisage d'adopter des mesures pour mieux protéger ses agents. Laurent Nunez, ministre de l’Intérieur, a déclaré : "Comme je l'ai défendu au Parlement, l'établissement d'une présomption d'usage légitime de l'arme pour les fonctionnaires de police et pour les gendarmes s'impose, car ces situations peuvent se traduire par une tentative de meurtre".
Actuellement, un refus d'obtempérer peut entraîner une peine de deux ans d'emprisonnement, 15 000 euros d'amende et la suspension du permis de conduire. Les derniers rapports indiquent que, dans les dernières 48 heures, neuf policiers ont été blessés lors de ces interventions. Par ailleurs, des agents avaient manifesté il y a trois jours pour défendre leurs conditions de travail et exprimer leurs inquiétudes sur ce phénomène grandissant.







