Le samedi, au moins douze membres du personnel de santé, incluant des médecins, ambulanciers et infirmiers, ont été tués dans une frappe aérienne attribuée à Israël, selon les déclarations du ministère de la Santé libanais. Un autre soignant a également été blessé dans cette attaque, qui a visé un centre de soins situé dans le sud du Liban.
Les autorités indiquent que les opérations de secours étaient toujours en cours à la suite de cette frappe. Une attaque similaire a eu lieu la veille, touchant un quartier général des Casques bleus (Finul) dans la région, sans faire de blessés, comme rapporté par l’Agence nationale d’information (ANI) du Liban.
« Ce sont douze soignants en mission qui ont perdu la vie, ce qui représente un coup dur pour le secteur médical déjà fragilisé », a déclaré le ministère libanais. Les jours précédents avaient déjà vu une escalade des violences, avec des frappes ayant causé la mort de plusieurs ambulanciers affiliés au Hezbollah.
Le Hezbollah en alerte maximale
De son côté, le Hezbollah a intensifié ses actions militaires, affirmant avoir tiré des missiles en représailles à l'assassinat du guide suprême iranien, un événement qui a déclenché une escalade des tensions dans la région. Naïm Kassem, un des leaders du Hezbollah, a affirmé : « Nous sommes préparés pour une confrontation de longue durée ». Il a précisé que cette situation était une « bataille existentielle » et a mis en garde contre les ambitions de l'ennemi de contrôler le Liban.
Israël, par la voix de son ministre de la Défense, a menacé d'imposer des coûts élevés au Liban en réponse à l'activité du Hezbollah, faisant référence à des actions visant des infrastructures et des pertes territoriales.
Attaques et tensions croissantes
Dans un contexte de guerre, le quartier général du bataillon népalais de la Finul a également été touché, bien que l'origine de l'attaque ne soit pas clairement confirmée par l'armée israélienne. Le porte-parole de l'armée népalaise a assuré que tous les soldats étaient indemnes. Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU, a été informé et a prévu de fournir plus de détails, tout en appelant à un cessez-le-feu pour mettre fin aux hostilités.
D'après les dernières données, plus de 773 personnes ont perdu la vie depuis le 2 mars, dont plus de 100 enfants, et plus de 800 000 personnes ont été déplacées au Liban suite à cette escalade des violences.







