Fabrice Aidan, représentant de la France, a été entendu le 27 février dernier dans le cadre d'une enquête pour corruption, suite à la perquisition de son domicile à Neuilly-sur-Seine, selon Le Point. Plus de 200 mentions de son nom figurent dans les 'Epstein Files', diffusés en janvier 2026.
Le diplomate Fabrice Aidan, qui apparaît à diverses reprises dans les 'Epstein Files', a été interrogé par l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) dans le cadre d'une enquête préliminaire menée par le parquet national financier. Une perquisition a été effectuée la veille, au cours de laquelle son ordinateur et ses téléphones ont été saisis, révèle une source proche du dossier à nos confrères de Le Point. Face à ces allégations, le groupe Engie a décidé de rompre toute collaboration avec lui.
Cette enquête s'inscrit dans une série de révélations issues des millions de documents publiés par les autorités américaines à propos de Jeffrey Epstein, décédé en 2019 alors qu'il faisait face à des accusations de trafic sexuel. Fabrice Aidan est mentionné à de nombreuses reprises, notamment au travers de courriels échangés avec Epstein.
Une perquisition et une audition sans coercition
Le 26 février 2026, les enquêteurs ont mené une perquisition chez Fabrice Aidan à Neuilly-sur-Seine, marquée par la saisie de divers équipements électroniques. Le lendemain, le diplomate a été entendu sans garde à vue par l’OCLCIFF. Aucune mise en examen n’a été effectuée jusqu’à présent, et les recherches continuent sous l’égide du parquet national financier concernant cette affaire de corruption présumée.
Des échanges avec Epstein depuis l'ONU
Depuis son détachement à New York en 2006, Fabrice Aidan a eu des contacts avec Jeffrey Epstein, dont plusieurs centaines d'échanges, à partir de 2010. Certains de ces courriels comportent des informations diplomatiques sensibles, dont un rapport sur la résolution 1559 sur le Liban, partagé le 8 mai 2012. Il aurait aussi eu accès à un appartement parisien d’Epstein, avenue Foch.
L’investigation du PNF se concentre uniquement sur des accusations de corruption d’agent public, sans lien établi pour le moment avec les infractions sexuelles attribuées à Epstein. Parallèlement, le parquet de Paris a ouvert une autre enquête préliminaire, confiée à l'OCRVP, le 14 février, explorant d’éventuelles infraction liées aux Français mentionnés dans les fichiers.







