Après deux jours d'interrogatoire et d'identification grâce à son ADN, un homme de 29 ans a été présenté au tribunal correctionnel d'Agen. Le 13 mars, il a été jugé pour avoir aspergé de gaz lacrymogène deux caissières d'un supermarché Netto à Saint-Vite, peu avant la fermeture.Les conséquences de son acte sont lourdes pour les victimes, des femmes de 43 et 45 ans, qui subissent encore un traumatisme. Ce jour-là, une troisième employée a réussi à faire fuir le suspect, empêchant ainsi celui-ci de récupérer une canette de soda laissée sur les lieux, élément crucial pour l'enquête, selon Sud Ouest.
Lors de son audience, le prévenu, visiblement stressé et présentant un bégaiement marqué, a évoqué des difficultés financières qui l’auraient poussé à agir ainsi. "Je m'en veux énormément", a-t-il déclaré, soulignant qu'il était père de trois enfants, bientôt quatre, et qu'il cherchait désespérément à subvenir à leurs besoins.
Un impact colossal pour 300 euros
La représentante du parquet a exprimé son indignation : "Nous sommes face à des actes graves, ayant eu un impact moral colossale sur les victimes, pour seulement 300 euros." Rendant compte des remords du prévenu, elle a aussi noté son absence d'initiative pour se rendre à la police après l'incident. Son casier judiciaire a été mentionné, comprenant principalement des infractions routières.
De son côté, l'avocat Me Bouchindhomme a plaidé pour prendre en compte l'état de détresse de son client, proposant une peine aménageable sous contrôle électronique. "Il n’a pas réalisé l'ampleur de son acte sans penser aux dangers qu'il a fait peser sur autrui", a-t-il ajouté.
Le tribunal a finalement condamné Christian Plancart à trois ans d'emprisonnement, dont un an avec sursis probatoire pour deux ans, indiquant un ferme besoin de rééducation. Il a en outre été interdit d'approcher le supermarché et de contacter les victimes, ayant l'obligation de travailler pour indemniser celles-ci.







