Un homme, originaire du Mali, a été arrêté et placé en détention provisoire le 21 février après avoir reconnu être le responsable d'un meurtre atroce à Esbly, dont la victime, une femme de 33 ans, a été retrouvée mutilée deux jours plus tôt, selon le parquet de Meaux.
La découverte du corps, éviscéré et partiellement brûlé, a été faite par les pompiers alors qu'ils intervenaient sur un incendie dans un appartement au rez-de-chaussée d'un immeuble. Les circonstances de ce drame tragique ont profondément choqué la communauté locale.
Le suspect, né en 1983, a d'abord nié les faits lors de sa garde à vue, mais a finalement admis avoir porté des coups mortels, tout en insistait qu'il n'avait pas eu l'intention de tuer. Il a été mis en examen pour meurtre par conjoint et dégradation par incendie. Ses explications soulèvent des questions sur la nature de sa relation avec la victime, qui avait empiré sous l'influence de comportements jaloux.
La victime, mère de deux enfants âgés de 7 et 10 ans, vivait séparée de leur père, qui, selon les autorités, n'est pas suspecté dans cette affaire. Ce drame s'inscrit dans une tendance alarmante : 107 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024, une hausse par rapport aux 96 en 2023, selon la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof).
Ce crime résonne comme un appel à l'action, alors que les défenseurs des droits des femmes et des experts appellent à des réformes plus strictes pour combattre la violence domestique. La voix de Marie Dubois, experte en sociologie de la famille, résume la nécessité de l'éducation à la non-violence dès le plus jeune âge : « Ériger des barrières préventives est essentiel pour briser le cycle de la violence. »







