David Amiel, élu Renaissance âgé de 33 ans, a été nommé ministre des Comptes publics, remplaçant ainsi Amélie de Montchalin qui accède à la présidence de la Cour des comptes. Ancien ministre délégué de la Fonction publique, Amiel se voit confier la mission importante de préparer le dernier budget du second mandat d’Emmanuel Macron.
Un parcours d'exception avant d'entrer en politique
Issu d'un parcours scolaire des plus prestigieux, ayant fréquenté les lycées Louis-le-Grand et Henri-IV, puis l’École normale supérieure et Princeton, David Amiel a connu une carrière fulgurante. Après un stage à Bercy alors qu'Emmanuel Macron était ministre de l’Économie, il a contribué au programme de 2017 et a été parmi les conseillers proches à l’Élysée.
En 2019, Amiel coécrit un ouvrage intitulé Le Progrès ne tombe pas du ciel, en collaboration avec Ismaël Emelien, qui se veut une réflexion sur le macronisme et ses implications en matière économique.
De conseiller à député, une ascension rapide
Après avoir assistant à l’échec de Benjamin Griveaux lors des élections municipales de 2020, suite à des scandales, Amiel prend un poste de conseiller d'opposition avant de s'impliquer à La Poste puis dans l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron en 2022. À seulement 29 ans, il devient député du 15e arrondissement de Paris et siège à la Commission des Finances, révélant ses compétences en matière de législation économique.
Un ministre reconnu pour son expertise
Décrit par ses pairs comme un "vrai connaisseur des finances publiques", David Amiel a su allier expertise et capacités de négociation au sein de la commission des Finances. Philippe Brun, député PS, témoigne de son efficacité lors de la discussion sur le projet de loi de finances 2025.
Cependant, certains opposants le qualifient de "vrai libéral", affirment que sa politique, comme la suppression de la taxe d'habitation en 2017, a eu un impact négatif sur les finances publiques. Luc Farré, secrétaire général de l'Unsa Fonction publique, souligne quant à lui le dynamisme d'Amiel, même si ses propositions peuvent parfois sembler régressives pour les droits des agents.







