Bahman Chenegi et Sepideh Razmjoo, un couple d'artistes iraniens, vivent à Donville-les-Bains depuis juillet 2025. Contraints de fuir leur pays en raison de la censure et de la répression, ils rejoignent la scène artistique normande avec un poignant récit.
Sepideh et Bahman s'imposent rapidement dans le paysage artistique local. Ils ont été invités à participer à des événements prestigieux, tels que le festival Botanik’art et la sculpture sur glace de Valloire en janvier 2026. Leur prochaine création sera un tronc d’arbre sculpté, un symbole d'espoir pour la communauté.
Obligés de se voiler : les contraintes de la répression
La situation en Iran reste précaire pour le couple, qui peine à voir un avenir meilleur pour leur pays. "Nous espérons voir un changement, mais cela semble lointain", confie Sepideh. Leurs expériences illustrent la menace omniprésente du régime : "Un jour, une amende nous a été infligée car Sepideh n’avait pas de voile dans la voiture," témoigne Bahman. Des œuvres évoquant la démocratie ont également dû être retirées sous la pression.
« On espère de l’aide, d’où qu’elle vienne »
En raison de la coupure des communications, leur angoisse pour leurs proches restés en Iran s'accroît. "Les rumeurs parlent de 30 000 morts et 50 000 arrestations depuis janvier," rappelle Sepideh, les larmes aux yeux. Pour eux, un changement est indispensable : "On ne peut pas continuer sous ce régime," avertit Bahman. Ils appellent à une union des différents groupes d'opposition pour espérer des élections démocratiques.
Alors que les journalistes continuent d'alerter sur la situation en Iran, comme le souligne Ouest-France, les artistes réfugiés souhaitent que leur voix contribue à la lutte pour la liberté.







