Dans un fait pour le moins insolite, un jeune dealer a pris la décision de contacter lui-même les forces de l'ordre pour se révéler. Ce 18 février 2026, à la cité du Mail, dans le 14e arrondissement de Marseille, Mamadou C., âgé de 21 ans, a déclaré au téléphone : "J'ai du stup' sur moi, venez me prendre".
Originaire de l'Oise, il était contraint de servir comme ravitailleur sur un point de deal bien ancré dans le paysage local. La cité du Mail, défiant les opérations policières quotidiennes, est le théâtre de ce phénomène persistant. La décision de Mamadou de se dénoncer est d'autant plus surprenante, sachant qu'il a été interpellé un mois plus tôt, le 27 janvier, alors qu'il était en plein trafic à la cité Benza, un autre point de vente notoire des quartiers sud.
Ce choix de Mamadou suscite des interrogations parmi les experts en criminologie. Selon Jean-Pierre Elie, sociologue à l'Université d'Aix-Marseille, "ce geste pourrait traduire un ras-le-bol face à une situation de précarité et de peur, où la pression du réseau devient insupportable". D'autres citoyens témoignent également de la complexité de la vie dans ces zones, où le trafic de stupéfiants semble être, pour certains, le seul moyen de subsistance.
Aujourd'hui, la police continue de surveiller ces zones de deal avec une intensité accrue. Ce type d'incidents rappelle la lutte constante entre les trafiquants et les forces de l'ordre à Marseille. L'affaire de Mamadou illustre non seulement un cas isolé, mais également le combat quotidien contre la délinquance dans la région.







